Opinion L’appel de Martin Fayulu : « Nous n’avons plus d’autre alternative. Il est temps de sauver notre nation. »
Opinion

L’appel de Martin Fayulu : « Nous n’avons plus d’autre alternative. Il est temps de sauver notre nation. »

L’appel de Martin Fayulu : « Nous n’avons plus d’autre alternative. Il est temps de sauver notre nation. »
AFP

Litsani Choukran
Kinshasa - 27 FÉVRIER 2025 - 14:09 WAT · 4 min de lecture

Mes chers compatriotes,

Notre pays est en train d’être détruit sous nos yeux. Il est impératif d’agir sans tarder pour empêcher l’irréparable : la balkanisation du Congo, une menace imminente qui met en péril notre souveraineté. Nous n’avons plus d’autre alternative. Il est temps de sauver notre nation du spectre de l’effondrement. Depuis le 30 juin 1960, notre pays n’a jamais affronté un défi aussi existentiel.

La guerre qui ravage actuellement notre territoire menace l’unité de notre nation. Dans ce contexte d’extrême urgence, la cohésion nationale doit s’imposer comme notre priorité politique absolue. Chaque jour, nos villes, nos territoires, nos villages et nos provinces tombent sous le joug des agresseurs, comme un héritage laissé à l’abandon.

Combien de morts faudra-t-il encore pour que nous prenions pleinement conscience de l’urgence d’unir nos forces, de transcender nos divergences et de trouver une solution pour préserver les 2 345 410 kilomètres carrés de notre territoire ? La balkanisation du Congo, insidieusement orchestrée sous nos yeux, ne saurait être tolérée. C’est un projet ignoble, une profanation de l’héritage légué par Simon Kimbangu et Patrice Lumumba. Aujourd’hui, plus que jamais, il incombe à chaque Congolais d’assumer sa part de responsabilité dans la lutte pour la sauvegarde de notre pays.

Cette guerre, ces souffrances, ces vies fauchées en grand nombre nous enjoignent à un profond changement d’attitude. Nous ne pouvons plus nous permettre l’inaction ni la complaisance. Il est de notre devoir de contrer ceux qui cherchent à diviser notre peuple et à nous précipiter vers notre propre perte.

Face à l’ampleur du désastre, la division interne est un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir. L’Initiative congolo-congolaise, que nous qualifions de « Processus de Kinshasa », proposée par la CENCO et le CC, constitue une opportunité historique pour mettre fin à la guerre et reconstruire notre pays.

Ce projet ne se limite pas à un simple appel à la paix. Il incarne une refonte profonde de notre approche politique, une véritable révolution dans notre manière de vivre ensemble.

C’est pourquoi je lance un appel ferme à tous les Congolais, quelles que soient leurs appartenances, à se rallier à cette dynamique de réconciliation et de cohésion nationale. Il est temps de mettre notre responsabilité individuelle et collective au service de la nation. Il est temps d’agir pour sauver notre pays.

J’exhorte Corneille Nangaa à déposer les armes, à faire prévaloir les intérêts supérieurs de la nation, à penser à l’intégrité de notre territoire national et surtout à reconnaître le droit inaliénable à la vie de ses frères et sœurs.

J’en appelle à Joseph Kabila afin qu’il se remémore tout ce que le Congo lui a donné et qu’il s’engage résolument en faveur de la paix.

J’invite Félix Tshisekedi à mesurer l’ampleur du désastre qui accable notre pays et à soutenir sans réserve l’initiative des évêques de la CENCO et des pasteurs de l’ÉCC.

J’encourage enfin l’ensemble des responsables religieux à s’unir derrière ce processus salvateur pour notre nation.

C’est une catharsis.

Mes chers compatriotes, il est impératif que nous agissions sans délai pour :
Mettre un terme à la guerre
Stopper les massacres des Congolais
En finir avec les déplacements forcés de nos concitoyens
Restaurer l’intégrité de notre territoire
Alléger les souffrances de notre peuple

Il est temps de replacer notre nation sur la voie du développement, du progrès et de la dignité.

Que Dieu bénisse le Congo et son vaillant peuple.

Je vous remercie.

À propos de l'auteur
Litsani Choukran
Litsani Choukran
Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…