Nos notes après Angleterre – RD Congo : Mpasi et Cipenga au sommet, l’élimination la tête haute
Un gardien de gala, un buteur héroïque et un bloc solide une heure durant : nos notes des Léopards après l'élimination 2-1 face à l'Angleterre.
Nos notes après Angleterre – RD Congo : Mpasi et Cipenga au sommet, l’élimination la tête haute
AFP
Une heure de rêve, un gardien de gala, puis le doublé d’un renard. La RD Congo s’est inclinée 2-1 face à l’Angleterre et quitte le Mondial 2026 en seizièmes de finale, après avoir mené pendant plus d’une heure et bousculé l’une des favorites du tournoi. Voici, joueur par joueur, les notes de la rédaction au terme de ce combat héroïque.
Lionel Mpasi, gardien (7,5/10). Encore lui. Le portier congolais a écœuré Jude Bellingham à deux reprises et maintenu son but inviolé jusqu’à la 75e minute, prolongeant le rêve d’un pays entier. Battu deux fois par Harry Kane, sans jamais démériter. La soirée aurait pu tourner au cauchemar bien plus tôt sans ses parades.
Aaron Wan-Bissaka, défenseur (7/10). Un sauvetage décisif sur sa ligne, une activité de tous les instants dans son couloir. Le contraste est saisissant avec sa soirée contre la Colombie: cette fois, l’ancien de Manchester United a répondu présent.
Axel Tuanzebe, défenseur (7/10). Solide, bien placé, auteur lui aussi d’un dégagement sur sa ligne au cœur d’une seconde période sous pression. L’un des artisans les plus sûrs de la résistance congolaise.
Chancel Mbemba, défenseur et capitaine (7/10). Le patron. Dans le money-time, quand l’Angleterre a jeté toutes ses forces dans la surface congolaise, le capitaine a renvoyé tout ce qui passait, avec l’autorité d’un homme qui a déjà tout vu.
Arthur Masuaku, défenseur (6/10). Appliqué dans son couloir gauche, discipliné dans le repli. Moins tranchant offensivement, mais rarement pris en défaut dans une soirée où la solidité primait sur l’audace.
Ngal’ayel Mukau, milieu (5,5/10). Il est quasi-invisible sur le terrain, mais une pièce maîtresse; Remuant, précieux dans les premières récupérations, il a contribué à l’équilibre du bloc avant de céder sa place à l’heure de jeu, sous les applaudissements.
Samuel Moutoussamy, milieu (6/10). Beaucoup de volume et d’abnégation au cœur d’un entrejeu longtemps débordé par la densité anglaise. Le genre de tâche ingrate qui ne se voit pas dans les statistiques.
Sadiki, milieu (6/10). De l’engagement et des efforts défensifs constants pour aider un bloc contraint de reculer après l’ouverture du score. Utile, sans éclat particulier.
Brian Cipenga, attaquant (7,5/10). Le héros d’un soir. Pour sa dixième sélection, il a trompé Jordan Pickford dès la 7e minute et lancé les Léopards vers l’exploit. Une frappe, un but, et l’Histoire au bout du pied avant de sortir à la 76e. Sa soirée restera, quoi qu’il arrive.
Yoane Wissa, attaquant (6/10). Signalé une fois en position de hors-jeu, tout proche de faire le break avant la pause, l’attaquant que l’Angleterre redoutait a pesé par intermittence sans trouver la faille. Remplacé dans le dernier quart d’heure.
Simon Mbuku, attaquant (6/10). Une belle tentative enveloppée qui a fait lever le public, symbole de l’audace congolaise, avant de céder sa place assez tôt en seconde période.
Les entrants (Elia, Bongonda, Edo Kayembe, Mayele). Jetés dans la bataille pour tenter de renverser le cours du match, ils ont apporté de l’énergie sans parvenir à recoller. Trop peu de temps pour une vraie note, mais l’état d’esprit était le bon jusqu’au bout.
Sébastien Desabre, sélectionneur (7/10). Quel contraste. Après la prudence reprochée contre la Colombie, son équipe a osé, mené, et fait douter l’Angleterre pendant plus d’une heure. Ses changements ont cherché à maintenir le danger. La RD Congo a fini par céder sur un joueur d’exception, pas sur un renoncement. Cette fois, les Léopards ont joué.
Les supporters (10/10). D’Atlanta à Kinshasa, ils ont porté les Léopards du premier au dernier souffle, transformant une élimination en soirée de fierté. Dans la lignée de ce long retour qui aura tenu tout un pays en haleine. Le fil de la soirée restera comme la trace d’un match que la RD Congo a longtemps rêvé de gagner.