Santé Ebola en RDC: un cas positif détecté à Kisangani après le transport d’un corps depuis l’épicentre de Niania
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Ebola en RDC: un cas positif détecté à Kisangani après le transport d’un corps depuis l’épicentre de Niania

Un corps transporté depuis l'épicentre de Niania a été testé positif à Ebola au laboratoire de Kisangani. La confirmation de l'INRB à Kinshasa est attendue.

Ebola en RDC: un cas positif détecté à Kisangani après le transport d’un corps depuis l’épicentre de Niania
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 1 JUILLET 2026 - 16:21 WAT · 3 min de lecture

KISANGANI. Un cas de maladie à virus Ebola a été détecté à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, après le transfert du corps d’une femme décédée dans la zone de santé de Niania, épicentre de l’épidémie. Selon un rapport épidémiologique circonstancié de la riposte, établi par le système de gestion d’incident de la 17e épidémie et daté du 29 juin, l’échantillon prélevé sur la défunte a été testé positif au laboratoire de Kisangani. Le prélèvement doit encore être acheminé à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), à Kinshasa, pour confirmation virologique formelle.

La chronologie décrite par la Division provinciale de la santé (DPS) de la Tshopo est celle d’un enchaînement à haut risque. La patiente, une commerçante de 24 ans enceinte de six mois, exerçait au PK 51, dans la zone de santé de Niania. Elle a présenté les premiers signes le 18 juin, des signes hémorragiques le 24, avant de mourir le samedi 27 juin. Son corps a quitté Niania le dimanche 28 juin à 03 heures, transporté à moto, pour atteindre le point d’entrée du PK 23 de Kisangani vers 11 heures. Il a ensuite transité par plusieurs zones de santé de la ville, Makiso, Kabondo et Mangobo, avant d’être déposé à la morgue REKAPI. L’alerte a été captée par la DPS, qui a mené l’investigation et le prélèvement dont le résultat s’est révélé positif le 29 juin.

Ce parcours inquiète les autorités sanitaires à deux titres. « Le transit non sécurisé du corps à travers plusieurs zones a exposé de nombreuses personnes au risque de contamination », relève l’analyse de risque du rapport, qui juge la situation critique. Le document pointe aussi une pratique funéraire redoutée : « La volonté de la famille de pratiquer une césarienne post-mortem constitue une menace majeure de transmission par fluides infectés. » La grossesse de la victime a en effet nourri, selon la DPS, une demande d’extraction du fœtus après le décès, geste à très haut risque que les équipes s’emploient à empêcher au profit d’un enterrement digne et sécurisé.

À ce stade, la DPS indique qu’aucun autre cas n’est confirmé dans la Tshopo. Douze alertes y ont été validées et prélevées, dont neuf résultats disponibles, tandis que trois échantillons jugés invalides, prélevés sur des personnes décédées, sont en cours de contre-certification à l’INRB. Au point d’entrée du PK 23, la surveillance a par ailleurs signalé l’arrivée de trois corps au total, deux femmes identifiées et un homme en cours d’identification. Les équipes procèdent au listage des contacts dans les zones traversées, renforcent les barrières sanitaires sur les axes reliant Niania à Kisangani et maintiennent le corps à la morgue en attendant son inhumation encadrée.

L’arrivée d’un cas positif à Kisangani, carrefour fluvial et routier d’un million d’habitants, marque un test pour la riposte, jusqu’ici concentrée dans l’Est. La 17e épidémie du pays, déclarée le 15 mai, est due au virus Bundibugyo, une souche contre laquelle il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique. L’Ituri en demeure l’épicentre. La riposte repose sur la détection précoce, la recherche des contacts, le contrôle aux points d’entrée et les enterrements sécurisés.

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B
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