Ebuteli documentait dès juin 2024 la dispersion des ADF sous les frappes de Shujaa. La riposte régionale à cinq provinces n’a été décidée qu’à Kisangani le 2 juillet 2026. Ce que ces vingt-cinq mois ont coûté.
Une note officielle du 25 juillet ordonne le démantèlement de toutes les barrières illégales de l’Ituri, où militaires et policiers prélèvent 500 à 1 000 francs par véhicule, parfois tous les cinq kilomètres. La mesure suit une journée ville morte à Mahagi.
Seize morts en une attaque, des fouilles suspendues, des habitants en fuite : le 22 juillet a rappelé que des pans entiers de l'Ituri vivent sans protection réelle. Ce que vous lirez ici : la mécanique d'une attaque ADF, pourquoi trois forces présentes n'empêchent pas les massacres, ces zones où l'État a disparu, et comment la peur paralyse toute une économie locale.
Le tribunal militaire de garnison de Beni a prononcé la peine capitale contre deux lieutenants et un capitaine, happés par un réseau clandestin qui recrutait au nom des Wazalendo. Deux organisateurs présumés écopent de vingt ans.
Dans un communiqué du 5 juillet, l'état-major des FARDC dénonce des frappes de drones menées les 4 et 5 juillet au Nord et Sud-Kivu, attribuées à la coalition RDF-AFC-M23. Une frappe est signalée à Baraka.
Devant le Conseil des droits de l'homme, la Commission d'enquête onusienne décrit une crise majeure au Nord et Sud-Kivu. Le Groupe d'experts désigne l'AFC/M23 comme premier auteur non étatique des violations, les FARDC comme premier acteur étatique.
Le budget 2026 fait de l'armée la première dépense de l'État congolais, près de 30 % des crédits à la défense et à la sécurité, entre recrutements et réforme annoncée.
Dans les Hauts Plateaux de Fizi, au Sud-Kivu, l'armée congolaise affronte le Twirwaneho, une milice que Radio Okapi décrit comme soutenue par le Rwanda. Au même moment, Kinshasa et Gitega renforcent leur coopération militaire, tandis que l'ONU alerte sur le coût humain du conflit.
L'armée congolaise et les groupes d'autodéfense Wazalendo affirment avoir repris l'initiative dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, et se rapprochent de la cité minière de Rubaya, toujours tenue par l'AFC/M23. Ces combats surviennent au lendemain du premier anniversaire de l'accord de Washington, resté lettre morte.
En Ituri, le territoire de Mambasa subit depuis près de quatre mois les attaques des ADF. Les chefs coutumiers réclament des antennes pour donner l'alerte à temps, pendant que le déploiement d'une force de la MONUSCO ranime l'espoir d'une population qui demande surtout aux FARDC de réagir vite.