Le ministère de la Défense annonce deux mémorandums avec la Centrafrique, sur la formation et le renseignement militaire. Ils appliquent l'accord du 18 octobre 2024 et les recommandations de Bangui du 11 mai 2026, sur une frontière de 1 100 kilomètres.
Aux dix ans du CHESD, Félix Tshisekedi lie souveraineté et capacité de penser sa propre sécurité. Sur les terrains militaire, diplomatique et économique, l'inventaire de ce que le pays confie aujourd'hui à des tiers.
Le Conseil des ministres du 14 août a adopté la prorogation de l'état de siège en Ituri et au Nord-Kivu pour quinze jours à compter du 15 août, sans publier de bilan de la période écoulée.
Ebuteli documentait dès juin 2024 la dispersion des ADF sous les frappes de Shujaa. La riposte régionale à cinq provinces n’a été décidée qu’à Kisangani le 2 juillet 2026. Ce que ces vingt-cinq mois ont coûté.
Une note officielle du 25 juillet ordonne le démantèlement de toutes les barrières illégales de l’Ituri, où militaires et policiers prélèvent 500 à 1 000 francs par véhicule, parfois tous les cinq kilomètres. La mesure suit une journée ville morte à Mahagi.
Seize morts en une attaque, des fouilles suspendues, des habitants en fuite : le 22 juillet a rappelé que des pans entiers de l'Ituri vivent sans protection réelle. Ce que vous lirez ici : la mécanique d'une attaque ADF, pourquoi trois forces présentes n'empêchent pas les massacres, ces zones où l'État a disparu, et comment la peur paralyse toute une économie locale.
Le tribunal militaire de garnison de Beni a prononcé la peine capitale contre deux lieutenants et un capitaine, happés par un réseau clandestin qui recrutait au nom des Wazalendo. Deux organisateurs présumés écopent de vingt ans.
Dans un communiqué du 5 juillet, l'état-major des FARDC dénonce des frappes de drones menées les 4 et 5 juillet au Nord et Sud-Kivu, attribuées à la coalition RDF-AFC-M23. Une frappe est signalée à Baraka.
Devant le Conseil des droits de l'homme, la Commission d'enquête onusienne décrit une crise majeure au Nord et Sud-Kivu. Le Groupe d'experts désigne l'AFC/M23 comme premier auteur non étatique des violations, les FARDC comme premier acteur étatique.
Le budget 2026 fait de l'armée la première dépense de l'État congolais, près de 30 % des crédits à la défense et à la sécurité, entre recrutements et réforme annoncée.