Mondial 2026 : RDC-Ouzbékistan, le match de toute une histoire
Un point en deux matches, une dernière chance. Après la défaite contre la Colombie, Sébastien Desabre a déjà les yeux sur l'Ouzbékistan. Le 27 juin à Atlanta, les Léopards joueront leur place en seizièmes de finale — une première dans l'histoire du pays.
Mondial 2026 : RDC-Ouzbékistan, le match de toute une histoire
AFP
Guadalajara, 24 juin, peu après le coup de sifflet final. La RDC vient de s’incliner 1-0 face à la Colombie, sur un but de Daniel Muñoz à la 76e minute. Sébastien Desabre ne s’attarde pas. Son regard est déjà ailleurs. « Le prochain match approche à grands pas. Nous devrons prendre des risques. Un match nul ne suffira pas », lance le sélectionneur des Léopards. Le ton est posé. Le message, limpide : le 27 juin, contre l’Ouzbékistan, la RDC jouera sa place en seizièmes de finale — et un morceau de son histoire.
Un point, une dernière chance
Tout s’est joué en huit jours. Le 17 juin à Houston, pour leur retour en Coupe du monde après cinquante-deux ans d’absence, les Congolais avaient tenu tête au Portugal de Cristiano Ronaldo. Yoane Wissa avait égalisé dans le temps additionnel de la première période, à la 45e+5 (1-1), offrant au pays son tout premier point dans la compétition. Puis la Colombie est passée. Plus tranchante, plus réaliste, elle a fait la différence sur une seule action et validé son billet pour les seizièmes.
Bilan après deux journées : un point, une troisième place dans le groupe K, et un sort qui tient encore entre les pieds des Léopards. Rien n’est joué. Mais la marge a disparu.
Le calcul des meilleurs troisièmes
Le calcul est simple et sévère. Dans ce premier Mondial élargi à quarante-huit équipes, les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes accèdent aux seizièmes. Avec un seul point, la RDC est condamnée à gagner. Une victoire la porterait à quatre unités, un total généralement suffisant pour figurer parmi les meilleurs troisièmes. Un nul la laisserait à deux points, sans filet. Desabre l’a résumé à sa manière, en une formule : il faudra prendre des risques.
En face, l’Ouzbékistan ne sera pas un sparring-partner. Le sélectionneur s’en méfie déjà. « Nous serons prêts à affronter l’Ouzbékistan, qui possède également de très bons défenseurs », a-t-il prévenu après la rencontre. Une défense regroupée, un bloc bas à patienter, à user, à fissurer : voilà le problème posé aux Congolais.
Wissa, l’arme à dégainer
Devant, la RDC s’en remettra surtout à Yoane Wissa. L’attaquant de Newcastle, déjà buteur contre le Portugal, sort d’une saison hachée par les blessures. Il reste pourtant la principale solution offensive des Léopards, celui que tout un pays attend dans les grands soirs. Prendre des risques contre un bloc bas, c’est accepter de se découvrir, de laisser des espaces derrière. Le pari de Desabre tient en un mot : oser.
Coup d’envoi le samedi 27 juin à 19h30 au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta — soit, à Kinshasa, dans la nuit de samedi à dimanche, autour de 00h30. Jamais le pays n’a franchi le premier tour d’un Mondial. Le 27 juin, les Léopards auront quatre-vingt-dix minutes pour écrire cette page-là.
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