Goma : au moins 50 jeunes arrêtés près du camp Katindo par l’AFC/M23, les familles redoutent un enrôlement forcé
Au moins 50 jeunes ont été arrêtés mardi 7 juillet près du camp Katindo à Goma par la police de l'AFC/M23, selon le correspondant de BETO. Les familles redoutent un enrôlement forcé.
Goma : au moins 50 jeunes arrêtés près du camp Katindo par l’AFC/M23, les familles redoutent un enrôlement forcé
AFP
Au moins cinquante jeunes ont été arrêtés dans l’après-midi du mardi 7 juillet aux abords du camp militaire désaffecté de Katindo, à Goma, par des éléments de la police de l’AFC/M23 qui contrôle la ville. L’information est rapportée par le correspondant de BETO dans l’Est, Daniel Michombero, sur la foi de témoignages recueillis sur place.
Selon une source locale, les interpellations ont visé plusieurs artères bordant le camp. « Au moins 50 jeunes ont été arrêtés l’après-midi de ce mardi 7 juillet aux abords du camp militaire non en service de Katindo par les éléments de la police de l’AFC/M23 dans la ville de Goma. Ces jeunes ont essentiellement été pris sur les avenues Salongo 3, Katoyi 1 à proximité du quartier Mabanga-Nord et le quartier Kasika vers Institut Mugunga, tous bordant le camp de Katindo », rapporte cette source.
Les familles s’inquiètent du sort réservé à ces jeunes. « Les familles craignent que leurs enfants soient enrôlés de force dans la rébellion », ajoute la même source. À ce stade, l’AFC/M23 n’a pas commenté ces arrestations, et le nombre exact d’interpellés n’a pu être vérifié de manière indépendante.
La crainte d’un enrôlement forcé n’est pas nouvelle dans les zones sous contrôle de la rébellion. Depuis la prise de Goma, des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, ont documenté des cas de recrutement contraint, d’arrestations et de détentions imputés à l’AFC/M23, un dossier sur lequel Kinshasa a réclamé une enquête de l’ONU. Ces arrestations interviennent alors que les combats se poursuivent plus au sud, autour de Baraka, dans le Sud-Kivu.