Environnement & Climat RDC: les communautés de Dekese sécurisent plus de 60 000 hectares de forêts

RDC: les communautés de Dekese sécurisent plus de 60 000 hectares de forêts

La Communauté de Dekese
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 3 SEPTEMBRE 2026 - 15:03 WAT · 2 min de lecture

Les communautés locales des localités de Yassa et Bakomo, dans le territoire de Dekese, province du Kasaï, ont procédé à la validation et à l’appropriation de leurs cartes des Aires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC). Les résultats, rendus publics ce jeudi 3 septembre 2026, mettent en évidence l’importance de leurs territoires de vie : 20 912 hectares à Bakomo et 39 098 hectares à Yassa, soit plus de 60 000 hectares de forêts conservés et gouvernés selon les pratiques coutumières.

Au total, plus de 173 savoirs et pratiques traditionnels ont également été identifiés. Ces connaissances constituent un patrimoine vivant essentiel à la conservation de la biodiversité ainsi qu’à la transmission des savoirs entre les générations.

Grâce aux micro-subventions du projet ICI, des regroupements de femmes développent par ailleurs des champs communautaires, gèrent des moulins et bénéficient de fonds de roulement destinés à soutenir leurs activités génératrices de revenus. Plus de 300 femmes sont concernées par ce mécanisme.

Avec cette cartographie participative, les communautés espèrent désormais obtenir une reconnaissance légale et officielle de leurs droits fonciers et coutumiers auprès des autorités provinciales et nationales. Cette reconnaissance devrait notamment contribuer à protéger durablement leurs forêts contre l’exploitation illégale et à renforcer leur capacité à gérer leurs ressources naturelles.

Plusieurs organisations ont contribué à la réalisation de cette initiative. L’implication de l’ONG ANAPAC-RDC illustre notamment l’importance d’un accompagnement technique et juridique des communautés locales et des peuples autochtones dans la gouvernance de leurs ressources naturelles.

Les APAC du Kasaï apparaissent ainsi comme des modèles de conservation communautaire, démontrant que la protection de l’environnement peut aller de pair avec le respect des droits des populations locales et la valorisation des savoirs traditionnels.

Cette initiative de cartographie participative s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer la reconnaissance des territoires communautaires et à intégrer les savoirs traditionnels dans les politiques de conservation et de lutte contre les changements climatiques en République démocratique du Congo.

Albert Einstein M.

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B
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