RDC : Fayulu propose sept axes pour un dialogue national inclusif et refondateur
RDC : Fayulu propose sept axes pour un dialogue national inclusif et refondateur
AFP
Face aux défis sécuritaires persistants, aux tensions politiques et aux fractures sociales, le leader de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé) estime qu’un dialogue national sincère et représentatif constitue la seule voie pour consolider la cohésion nationale, restaurer la confiance entre les acteurs et ouvrir la voie à une paix durable ainsi qu’au développement du pays.
Selon lui, ce dialogue ne peut être limité à une rencontre entre quelques acteurs politiques. Il doit, au contraire, intégrer toutes les composantes de la société congolaise : majorité et opposition, société civile, mouvements citoyens, confessions religieuses, autorités traditionnelles, femmes, jeunes, personnes vivant avec handicap, déplacés internes, diaspora et même groupes armés.
Dans sa proposition, Martin Fayulu identifie sept points essentiels devant structurer les échanges :
- La préservation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC, ainsi que les réformes de l’armée et des services de sécurité ;
- La promotion d’une gouvernance éthique, la rationalisation des finances publiques et la lutte contre la corruption ;
- Le renforcement de la justice, des droits humains et de l’égalité devant la loi ;
- Les réformes électorales nécessaires pour garantir la transparence et la crédibilité des élections de 2028 ;
- La coexistence pacifique entre les ethnies congolaises ;
- La stabilité régionale et la coexistence pacifique dans la région des Grands Lacs ;
- L’inventaire et l’analyse des résolutions issues des précédents dialogues nationaux depuis 1958, afin d’évaluer leur mise en œuvre et d’en dégager une doctrine cohérente de gouvernance.
L’opposant Martin Fayulu Madidi insiste également sur la nécessité de tirer les leçons des expériences passées, souvent marquées par des résolutions restées lettre morte. Pour lui, en effet, la transparence du processus, la clarté des critères de participation et l’engagement ferme d’appliquer les décisions adoptées seront déterminants pour restaurer la confiance des citoyens.
Toujours dans son message, Martin Fayulu souligne que le dialogue ne doit pas être un simple exercice politique, mais un véritable instrument de résolution des conflits. « L’inclusivité ne signifie pas l’unanimité », précise-t-il, appelant les acteurs politiques à organiser leurs divergences dans un cadre pacifique et constructif.
Il affirme cependant que l’histoire jugera la capacité des dirigeants et des forces vives à dépasser les intérêts particuliers pour servir le bien commun et bâtir une nation plus forte, stable et unie.
Par ailleurs, l’opposant salue l’acceptation du Président angolais, João Lourenço, de parrainer ce processus, estimant que son expérience constitue un atout pour accompagner les Congolais vers une sortie de crise.
Christian Okende
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