En continu Réforme fiscale et Anciens combattants : le député Matata exige plus de rigueur budgétaire

Réforme fiscale et Anciens combattants : le député Matata exige plus de rigueur budgétaire

Réforme fiscale et Anciens combattants : le député Matata exige plus de rigueur budgétaire
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 4 JUILLET 2026 - 09:25 WAT · 2 min de lecture

La session extraordinaire de l’Assemblée nationale a été ce vendredi 03 juillet 2026, au coeur d’un débat de fond sur la réforme du régime fiscal et douanier, ainsi que la structuration de la protection des anciens combattants.

Le député national et Professeur en économie à l’université de Kisangani, Patrick Matata Makalamba a replacé les débats dans une perspective de transformation structurelle. Pour l’élu de Kisangani, « les réformes font les États ». Saluant l’initiative gouvernementale, il a insisté sur l’urgence de doter le pays d’un cadre juridique plus moderne, capable de soutenir les ambitions nationales.

Intervenant sur le projet de loi relatif aux anciens combattants, Matata a soutenu la recevabilité du texte tout en apportant des nuances. S’appuyant sur l’article 123 de la Constitution, il a plaidé pour que ces hommes et ces femmes soient reconnus comme des personnes vulnérables, compte tenu des séquelles physiques et psychologiques liées à trois décennies de conflits. Cependant, il a proposé que ce projet de loi soit renommé « Loi portant principes fondamentaux applicables aux anciens combattants ».

« Les anciens combattants doivent être pris en charge par le budget général de l’État », a-t-il martelé.

Invoquant le principe d’universalité budgétaire, le député a dénoncé une tendance à la multiplication des taxes qui, selon lui, étouffe les opérateurs économiques. Pour l’élu de Kisangani, la parafiscalité ne doit pas être la solution de facilité pour financer les missions régaliennes de l’État.

Concernant la révision du régime fiscal et douanier, Patrick Matata a salué un projet essentiel pour l’attractivité de la RDC. Il a toutefois identifié trois freins majeurs à corriger notament la complexité administrative, l’instabilité du cadre, et le millefeuille institutionnel. En appelant d’autres députés à voter pour la recevabilité de ces textes, Matata a insisté sur le fait que la compétitivité du pays dépendra de la capacité du Parlement à simplifier durablement le climat des affaires.

Serge SINDANI

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