Politique Vers un bras de fer Gouvernement – Rassemblement autour de l’enterrement de Tshisekedi

Vers un bras de fer Gouvernement – Rassemblement autour de l’enterrement de Tshisekedi

Des voix s'élèvent du côté des opposants pour l'application de l'accord du 31 décembre "avant l'enterrement de Tshisekedi".

Vers un bras de fer Gouvernement – Rassemblement autour de l’enterrement de Tshisekedi
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 8 FÉVRIER 2017 - 11:24 WAT · 3 min de lecture

François Muamba, tout comme Jean-Pierre Lisanga, ou même des proches d’Etienne Tshisekedi demandent la reprise des discussions pouvant aboutir à la signature de l’arrangement particulier dans le but d’appliquer l’accord signé le 31 décembre dernier à Kinshasa.

Mardi après-midi, c’est le président de l’Alliance pour le Développement et la République (Adr) qui a exigé que l’arrangement particulier pour l’application de l’accord signé le 31 décembre dernier, dont les discussions sont suspendues, soit signé « avant les funérailles » d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique décédé le 1er février dernier.

Pour François Muamba, « Dieu a voulu qu’il [Etienne Tshisekedi] livre un dernière combat », caractérisé, selon lui, par l’accord signé le 31 décembre dernier entre le pouvoir et l’opposition, le qualifiant de « véritable testament, qu’Etienne Tshisekedi Mulumba lègue à notre nation« .

« Tout testament ne vaut en réalité que quand il est exécuté, autrement dit la mise en oeuvre de l’accord de la saint sylvestre est une exigence nationale pour qu’Etienne Tshisekedi repose en paix« , a souligné François Muamba. Il adresse ainsi des recommandations tout d’abord à la Cenco de permettre la reprise et la conclusion de l’arrangement particulier et de présenter le candidat premier ministre choisi par le rassemblement en vu de sa nomination par le président de la république.

Cette position a été épousée ce matin par le député Jean-Pierre Lisanga, également membre du Rassemblement, qui affirme, sur les antennes de TOP CONGO FM, qu’il était possible de conclure ces discussions « dans les 48 heures ».

« Avant que les évêques puissent quitter le pays [Ndrl: les évêques de la CENCO ont suspendu les discussions faute d’accord, pour une visite en Suisse], ils nous ont laissé un devoir à domicile. C’est-à-dire, nous du côté du Rassemblement et nos amis de la Majorité, on devait rester en contact permanent pour faire évoluer les choses. Maintenant qu’ils rentrent, nous devrions nous retrouver pour faire l’évaluation« , suggère le député Lisanga.

« Si on veut en tout cas honorer la mémoire du président Etienne Tshsiekedi, c’est d’appliquer cet accord avant même l’enterrement« , ajoute-il.

Appliquer l’accord avant l’enterrement, c’est aussi l’idée qu’a laissé entendre le frère d’Etienne Tshisekedi. « À Kinshasa, les gens ne sont pas prêts à accepter des obsèques avec ce gouvernement« , assure à Jeune Afrique Mgr Gérard Mulumba, frère cadet du défunt et évêque, depuis Kinshasa. « C’est ce que tout le monde dit et c’est ce que j’ai indiqué aux autorités pour que les obsèques se passent au mieux », conclu-t-il.

« Il n’y aura de gouvernement qu’après les funérailles de Tshisekedi« , avait pourtant fait savoir Lambert Mende, Porte-parole du gouvernement, le dimanche dernier sur POLITICO.CD. Pour Lambert Mende, c’est « la fin des funérailles qui va indiquer la réouverture des discussions« . Ce qui est, d’après lui, conforme « aux traditions« .

Pour autant, l’UDPS de son côté a fait savoir, par le canal de son Secrétaire général Jean-Marc Kabund qu’il n’y avait « aucune condition » au rapatriement du corps de son leader. Toutefois, Valentin Mubake, un autre cadre du parti de Tshisekedi est revenu hier dans la soirée sur des propos annonçant l’arrivée du corps pour ce week-end.

 

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B
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