Musique À Forest National, Werrason et Solina transforment « Croix-Rouge » en plaidoyer pour l’Est
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À Forest National, Werrason et Solina transforment « Croix-Rouge » en plaidoyer pour l’Est

Le 4 juillet à Bruxelles, Werrason a invité la jeune chanteuse Solina à reprendre avec lui « Croix-Rouge », dédiée aux victimes des violences dans l'est de la RDC, devant plusieurs milliers de spectateurs.

À Forest National, Werrason et Solina transforment « Croix-Rouge » en plaidoyer pour l’Est
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 9 JUILLET 2026 - 08:24 WAT · 2 min de lecture

Le concert de Werrason, le 4 juillet à la salle Forest National de Bruxelles, a offert son temps fort quand une invitée surprise, la chanteuse Solina, est montée sur scène. Ensemble, ils ont repris « Croix-Rouge », un titre de l’album Kibuisa Pimpa sorti en 2001, pour le dédier aux victimes des violences dans l’est de la RDC et adresser un message à la communauté internationale.

Le chef d’orchestre du Wenge Musica Maison Mère a lié la chanson à l’actualité du pays. « Je profite de l’occasion pour passer ce message à tout le monde, en particulier aux Occidentaux, parce qu’on en a marre de ce qui se passe chez nous, dans l’Est de notre pays. Mes frères et sœurs, cela fait très mal de voir tout le temps des tueries ainsi que toutes sortes de violences. C’est douloureux », a déclaré Werrason avant d’entonner le morceau.

Pour Solina, l’interprétation dépasse la performance. « En découvrant la chanson Croix-Rouge, j’ai été touchée par la profondeur de son texte. Pour moi, c’est un véritable hymne à la paix pour la RDC. Elle appelle l’ONU ainsi que les organisations humanitaires comme la Croix-Rouge et l’Unicef à jouer pleinement leur rôle afin de mettre fin au cycle des guerres qui ont causé des milliers de morts au Congo », a expliqué la chanteuse.

La mise en scène a marqué la salle. Dans le public, des mélomanes y ont vu un geste politique autant qu’artistique : « L’artiste s’est mis dans la peau d’un ambassadeur de la paix. Cette chanson constitue un plaidoyer adressé à la communauté internationale », confiaient des spectateurs.

Au-delà du symbole, la séquence illustre une tendance de la scène congolaise, où la rumba et l’afrobeat se font porte-voix du drame de l’Est. Présentée comme une étoile montante de l’afrobeat, Solina y gagne une exposition rare aux côtés d’une figure majeure de la musique congolaise, devant un public venu de Belgique, de France et au-delà.

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