Agression rwandaise : les FARDC bloquent la percée des RDF-M23 vers le front nord
Agression rwandaise : les FARDC bloquent la percée des RDF-M23 vers le front nord
AFP
Guy Kabombo, ministre de la Défense nationale, a, lors de la trente-cinquième réunion gouvernementale, est revenu sur les avancées en rapport avec la situation sécuritaire dans l’est du pays, marquée par l’agression menée par les troupes rwandaises avec leurs supplétifs du Mouvement de 23 mars (M23).
Le patron de la Défense congolaise a annoncé au Conseil ministériel que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) continuent à freiner la progression de l’armée rwandaise sur, précisément, l’axe Lubero-Butembo-Beni, dans la province du Nord-Kivu.
« Sur front nord, les forces armées de la République démocratique du Congo, malgré la posture des agresseurs rwandais, continuent à bloquer leur progression vers Lubero-Butembo-Beni », a rapporté le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya lors de la lecture du compte-rendu.
Cependant, sur le front sud, le ministre confie que la coalition RDF-M23, avec des forces spéciales, a concentré ses forces sur l’axe Masisi-Walikale dans le but de conquérir des localités importantes de ces territoires et d’étendre son influence. Les phares d’essai opposent une résistance à ces tentatives ennemies, suite à l’échec de leur progression vers le territoire de Lubero.
Toutefois, la situation, dans les provinces du Nord et du Sud Kivu reste critique, avec l’occupation des villes de Goma et Bukavu par les troupes rwandaises et des M23. Aux dernières nouvelles, au moins 20 soldats burundais combattant aux côtés de l’armée congolaise contre le groupe armé M23 et ses alliés rwandais ont été tués lors d’affrontements du lundi 12 et mardi 13 mars.
Tout ceci a lieu alors que le dialogue entre Kinshasa et ce groupe rebelle, sous la médiation angolaise, est le sujet qui défraie la chronique. Bruxelles, par exemple, appelle à la bonne foi de toutes les parties prenantes, à s’engager à des négociations qui aboutiront à décanter cette crise.
Odon Bakumba
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