Ebola en RDC : 20 millions USD déjà mobilisés, 11 zones de santé touchées dans trois provinces
Selon le ministre de la Santé, l’épidémie touche actuellement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, soit un total de onze zones de santé concernées. En Ituri, les zones affectées sont Aru, Bunia, Kilo, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde et Rwampala. Au Nord-Kivu, les zones de santé de Butembo, Goma et Katwa sont touchées, tandis
Selon le ministre de la Santé, l’épidémie touche actuellement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, soit un total de onze zones de santé concernées. En Ituri, les zones affectées sont Aru, Bunia, Kilo, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde et Rwampala. Au Nord-Kivu, les zones de santé de Butembo, Goma et Katwa sont touchées, tandis qu’au Sud-Kivu, seule la zone de Miti-Murhesa est concernée.
« Nous sommes encore dans une phase de croissance », a alerté Roger Kamba, précisant qu’environ 1 000 cas symptomatiques sont suivis actuellement. Il a indiqué que 101 personnes sont officiellement atteintes, avec un taux de positivité oscillant entre 30 % et 35 %. Le ministre a également évoqué près de 220 décès probables et environ 3 600 personnes contacts suivies par les équipes sanitaires.
Il insiste toutefois sur le fait que l’épidémie reste circonscrite aux trois provinces concernées.
« Il n’y a pas de cas en dehors de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu », a rassuré le ministre de la Santé, appelant la population à observer strictement les mesures de prévention afin de casser la chaîne de transmission.
Pas encore de vaccin contre la souche Bundibugyo
Au cours de ce briefing, Samuel Roger Kamba a expliqué les particularités de la souche Bundibugyo, qu’il distingue de la souche Zaïre du virus Ebola.
Selon lui, la souche Zaïre provoque rapidement des hémorragies visibles, alors que Bundibugyo se manifeste d’abord par des symptômes similaires au paludisme, notamment la fièvre, les vomissements et les diarrhées, rendant son identification plus difficile.
« Pour ce cas-ci, nous n’avons pas encore de vaccins », a-t-il regretté, contrairement à la souche Zaïre pour laquelle des vaccins existent déjà.
Face au risque de propagation transfrontalière, il a laissé entendre que le gouvernement congolais travaille en coordination avec l’Ouganda et le Soudan du Sud afin de mettre en place une réponse régionale harmonisée.
Le plan de riposte, initialement estimé à 240 millions USD, a été réévalué à 319 millions de dollars après concertation avec plusieurs partenaires, notamment l’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC.
Roger Kamba affirme que les promesses de financement dépassent déjà les 300 millions USD, dont 20 millions mobilisés directement par l’État congolais.
De son côté, Patrick Muyaya Katembwe a appelé les Congolais au calme et à la résilience, tout en rassurant sur l’engagement du Gouvernement à fournir tous les moyens nécessaires aux équipes sanitaires déployées sur le terrain.
Le porte-parole du Gouvernement a également rappelé que le président Félix Tshisekedi suit personnellement l’évolution de la situation sanitaire à travers des réunions de crise consacrées à la riposte contre Ebola.
Christian Okende
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