Santé Ebola : le gouvernement annonce une accalmie générale et un suivi des contacts passé à plus de 80 %
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Ebola : le gouvernement annonce une accalmie générale et un suivi des contacts passé à plus de 80 %

Lors d’un briefing tenu le 15 septembre 2026 à la RTNC, le ministre de la Communication et Médias, le directeur général de l’INRB et un responsable d’Africa CDC ont présenté les indicateurs de la riposte.

Ebola : le gouvernement annonce une accalmie générale et un suivi des contacts passé à plus de 80 %
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 16 SEPTEMBRE 2026 - 10:54 WAT · 4 min de lecture

Le gouvernement annonce une accalmie générale de l’épidémie de maladie à virus Ebola, plus de quatre mois après sa déclaration. L’annonce a été faite le mardi 15 septembre 2026 au studio Mama Angebi de la Radiotélévision nationale congolaise, lors d’un briefing conduit par Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias.

Il était accompagné du docteur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale, et du professeur Placide Mbala, directeur chargé de la Recherche, des Essais cliniques et de l’Innovation à Africa CDC.

Le suivi des contacts est passé de moins de 40 % à plus de 80 %

« Nous avons constaté également que certains indicateurs de la surveillance sont nettement améliorés. Le suivi des contacts est parti de moins de 40 % à maintenant plus de 80 %. Donc plus de 80 % des contacts de cas positifs sont réellement suivis pendant 20 à 30 jours. En principe il faut arriver jusqu’à 85 à 100 %. Mais déjà on est parti de 40 % à 80 % », a déclaré le docteur Jean-Jacques Muyembe.

Le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale rentrait de Bunia, où il s’était rendu après une réunion tenue à Kinshasa avec le gouvernement. Arrivé un vendredi, il a commencé son séjour par une visite de courtoisie à l’état-major chargé de la sécurité de la province et de la ville.

Le pays est passé de deux à vingt-quatre laboratoires

« Alors quand nous prenons d’autres facteurs comme les laboratoires, nous sommes partis de deux laboratoires. Maintenant, nous avons vingt-quatre laboratoires », a indiqué le docteur Muyembe.

Il a rappelé le circuit antérieur des analyses. « Je vous dis qu’à l’époque, les analyses des laboratoires étaient faites à l’étranger. Donc on prélève l’échantillon, on l’envoie au CDC en Amérique, et puis on attend une semaine, deux semaines pour recevoir les résultats », a-t-il expliqué.

« Nous commençons à maîtriser les paramètres de notre épidémie. Si nous n’avions pas fait attention, cette épidémie allait carrément nous échapper », a-t-il ajouté.

L’Institut national de recherche biomédicale réclame l’engagement des partenaires

Le docteur Muyembe a plaidé pour un financement du suivi de l’épidémie, de la sensibilisation des populations et du traitement des malades.

« Nous réclamons l’engagement de nos partenaires pour pouvoir continuer à soutenir l’action de la riposte sur le terrain. L’espoir est là. Mais, nous devons rester vigilants. C’est l’affaire de tous », a-t-il déclaré.

Le professeur Placide Mbala a exposé la contribution d’Africa CDC à la riposte et affirmé la détermination de son organisation à protéger les populations et à briser la propagation de la souche Bundibugyo.

Le ministre de la Communication appelle les communautés à faire confiance aux équipes

Patrick Muyaya a salué les progrès enregistrés par le ministère de la Santé et réaffirmé la volonté du gouvernement de mobiliser les ressources nécessaires à la maîtrise de l’épidémie.

Il a encouragé les communautés à faire confiance aux équipes de riposte, pour barrer la route à la désinformation et à la propagation du virus.

Soixante-deux zones de santé sur 167 sont touchées dans sept provinces

La dix-septième épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo touche sept provinces et 62 zones de santé sur les 167 que comptent ces provinces.

L’Ituri est la province la plus affectée, avec 28 zones de santé concernées sur 36, suivie du Nord-Kivu avec 16 sur 34. La Tshopo en compte 7 sur 23, le Haut-Uélé 6 sur 13 et le Bas-Uélé 3 sur 11.

Le Sud-Kivu et le Sud-Ubangi enregistrent chacun une zone de santé affectée, respectivement Miti-Murhesa et Bulu.

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B
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