Société Grève des chauffeurs annoncée à Kinshasa, à la veille de l’examen d’État
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Grève des chauffeurs annoncée à Kinshasa, à la veille de l’examen d’État

Un appel à la grève des chauffeurs circule pour les 22 et 23 juin à Kinshasa, en pleine session de l'examen d'État. L'Association des chauffeurs du Congo s'en démarque et appelle à rouler.

Les élèves de la République démocratique du Congo. Photos aux tiers.
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 21 JUIN 2026 - 21:31 WAT · 3 min de lecture

À la veille des épreuves de l’examen d’État, un mot d’ordre de grève circule sur les réseaux sociaux à Kinshasa. Il fixe l’arrêt de travail des chauffeurs de transport en commun aux 22 et 23 juin, les deux premiers jours de la session. L’appel reste anonyme. Aucun syndicat identifié ne le revendique pour l’instant.

L’Association des chauffeurs du Congo a pris ses distances. Son président provincial à Kinshasa, Bienvenue Kakule, s’est exprimé le 20 juin pour désolidariser son organisation du mouvement. « Nous, au niveau de l’association des chauffeurs du Congo, ne sommes pas impliqués dans ce mouvement de grève relayé sur les réseaux sociaux. Notre association agit dans le respect des lois de la République et œuvre avant tout pour la défense des intérêts des chauffeurs », a-t-il déclaré.

Le calendrier nourrit l’inquiétude. L’examen d’État se tient du 22 au 25 juin sur l’ensemble du territoire. À l’échelle nationale, plus d’un million de finalistes du cycle long sont attendus, soit 1 079 675 inscrits à l’épreuve de dissertation de mai, répartis dans plus de 3 000 centres. Une paralysie des transports compliquerait l’acheminement des élèves dès les premières heures.

Bienvenue Kakule a jugé le moment mal choisi. « La grève n’est pas opportune. Plus grave encore, elle intervient au moment où commencent les examens d’État. Nous ne pouvons pas perturber la mobilité urbaine alors que des milliers d’élèves doivent rejoindre leurs centres de passation », a-t-il affirmé. Il a précisé attendre les solutions promises par le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke.

Le motif avancé tient aux tracasseries routières dénoncées par les conducteurs, qu’ils attribuent à certains services de contrôle. Le grief n’est pas nouveau. En mars, une grève comparable avait bloqué Kinshasa le 16, avant d’être annulée fin mars après un accord conclu avec la police. Le fond, lui, n’avait pas été réglé.

L’association a mis en garde ceux qui chercheraient à imposer l’arrêt par la contrainte. « Toute personne qui tenterait d’empêcher les chauffeurs d’exercer librement leurs activités sera considérée comme un fauteur de troubles », a déclaré son président provincial. À ce stade, la grève reste annoncée, pas constatée. Ni le gouvernorat de Kinshasa ni la police n’ont communiqué de dispositif particulier pour les deux journées concernées.

Cet article a bénéficié d’une assistance IA pour la recherche et la structuration. Les faits ont été vérifiés et validés par la rédaction BETO.

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