Plus de 5 600 élèves de terminale des provinces éducationnelles du Nord-Kivu n'ont pas pu composer la session 2026, empêchés par l'insécurité. Deux fronts, deux groupes armés, une génération sacrifiée.
Tirs près d'un centre, 153 finalistes bloqués à Pinga, près de 2 000 absents au Maï-Ndombe pour cause de grève : l'Examen d'État 2026 a laissé sur le carreau, dans les seuls cas documentés, plus de 2 200 finalistes — sans qu'aucun bilan national n'existe.
Une trentaine d'élèves finalistes ont été dépouillés et trois filles agressées sur l'axe Kiseya–Kilambo (Walikale) en rejoignant leurs centres d'examen.
Contaminée en accompagnant sa grand-mère au CME de Bunia, Julienne Kahindo a composé l’Examen d’État 2026 depuis le centre de traitement d’Ebola, avant d’être déclarée guérie et de réintégrer une salle ordinaire. Le visage d’une riposte qui sauve.
À l'Est de la RDC, l'insécurité a frappé le lancement de l'Examen d'État : des finalistes attaqués à Walikale, près d'un candidat sur deux absent à Fataki.
Un appel à la grève des chauffeurs circule pour les 22 et 23 juin à Kinshasa, en pleine session de l'examen d'État. L'Association des chauffeurs du Congo s'en démarque et appelle à rouler.