Grogne sociale à l’OCC : le personnel exige la démission du DG et du PCA pour mauvaise gestion
Le bâtiment abritant le siège de l'OCC à Kinshasa
AFP
Le climat social se dégrade à l’Office Congolais de Contrôle (OCC). Ce lundi 2 juin, les agents de cet établissement public ont lancé une grève générale illimitée, dénonçant une gestion catastrophique de l’institution et réclamant le départ immédiat de la direction actuelle. À la tête de leurs critiques : le Directeur général Mtulbo Tshimanga et le Président du Conseil d’administration Ndambu Manzanzu, accusés de mauvaise gouvernance et de manquements graves à leurs obligations.
La décision de grève a été officialisée à travers une déclaration lue ce week-end par Abel Mwana Nteba, représentant des syndicats signataires, notamment le Syndicat autonome de l’OCC, le Syndicat de l’unité, l’Union pour la dignité des travailleurs, et le Syndicat de renouveau de l’action syndicale.
Les revendications des grévistes pointent un ensemble de dysfonctionnements qui, selon eux, paralysent le bon fonctionnement de l’OCC. Parmi les principaux griefs : des retards récurrents dans le paiement des salaires, l’incapacité de l’institution à assurer la prise en charge médicale de ses agents en raison de dettes accumulées auprès des hôpitaux, ainsi qu’un manque flagrant de vision stratégique à la tête de l’office.
« L’OCC a été lamentablement mal géré par le DG et le PCA. La confiance placée en eux par le président Félix Tshisekedi a été bafouée », a dénoncé Abel Mwana Nteba, parlant d’une situation « chaotique sans précédent » au sein de l’établissement chargé de la protection des consommateurs congolais.
Estimant que la mission même de l’OCC est compromise, les syndicats exigent une refonte totale de la gouvernance de l’institution. Ils appellent les autorités de tutelle à prendre leurs responsabilités pour engager une restructuration profonde et mettre fin à ce qu’ils qualifient de gestion opaque et inefficace.
Cependant, cette grève ne fait pas l’unanimité. La Délégation syndicale nationale de l’OCC, par la voix de son porte-parole Chiro Shiruza, appelle à la retenue. Elle dénonce une tentative de manipulation à travers les réseaux sociaux et certains médias, tout en assurant que « des avancées notables » ont été enregistrées et que les doléances syndicales sont en cours de traitement.
Cette divergence révèle les tensions internes et les clivages syndicaux au sein de l’OCC, dans un contexte où l’avenir de l’institution semble suspendu à une prise de décision forte de la part du gouvernement.
Gilbert N.
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