Politique RDC : Fayulu réclame le retrait de la loi référendaire ou la démission de Félix Tshisekedi
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RDC : Fayulu réclame le retrait de la loi référendaire ou la démission de Félix Tshisekedi

Interrogé sur ses attentes vis-à-vis de la médiation du président burundais Ndayishimiye, Martin Fayulu a réclamé le retrait de la loi référendaire, faute de quoi Félix Tshisekedi « devra démissionner ». Il assure que le report de la marche C64 a été décidé « à l'unanimité ».

RDC : Fayulu réclame le retrait de la loi référendaire ou la démission de Félix Tshisekedi
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 3 JUILLET 2026 - 21:17 WAT · 3 min de lecture

Interrogé vendredi lors d’un Live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala sur ses attentes vis-à-vis de la médiation ouverte par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, Martin Fayulu a formulé une exigence précise. Le président de l’ECiDé a réclamé le retrait pur et simple de la loi référendaire, ou à défaut la suppression de toutes les dispositions contraires à l’article 220 de la Constitution, qui verrouille notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels. Faute de quoi, a-t-il averti, Félix Tshisekedi devra démissionner, « parce que ce n’est pas nous qui le disons, c’est la Constitution qui le dit ».

Ces déclarations prolongent le communiqué par lequel la Coalition Article 64 (C64) a reporté au 22 juillet sa marche devant le Palais de la Nation, initialement prévue le 8 juillet, pour répondre à l’invitation du chef de l’État burundais. Martin Fayulu a réaffirmé le mot d’ordre de la coalition : le départ de Félix Tshisekedi au terme de son mandat en 2028, « qu’il le veuille ou pas ».

Répondant aux informations faisant état de dissensions internes, l’opposant a assuré que le report avait été décidé « à l’unanimité », sans voix discordante, à l’issue de discussions entre les membres de la coalition. Il a rejeté l’idée d’un recul de l’opposition, rappelant les mobilisations des 19 mai, 3 et 12 juin, et affirmé que la finalité de la C64 n’était pas d’organiser des manifestations mais de préserver l’ordre constitutionnel, au nom du devoir de résistance à toute violation du régime institutionnel.

Interrogé sur l’hypothèse d’une manœuvre du pouvoir destinée à gagner du temps, Martin Fayulu a reconnu que ce calcul était « possible », tout en assurant que rien n’ébranlerait la détermination de la coalition. Sur la neutralité de la médiation, mise en cause en raison d’une rencontre préalable entre Évariste Ndayishimiye et Félix Tshisekedi, il a balayé l’objection : « Ce n’est pas notre problème », a-t-il tranché, se disant resté constant dans ses positions malgré ses propres échanges passés avec le chef de l’État congolais.

La loi référendaire, promulguée plus tôt cette année, cristallise l’opposition de la C64, qui y voit la porte d’entrée d’une révision constitutionnelle touchant aux verrous de l’article 220. La coalition réunit, outre l’ECiDé de Martin Fayulu, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, la LGD d’Augustin Matata Ponyo, Envol de Delly Sesanga et l’Alliance pour le Changement de Jean-Marc Kabund. Ni la présidence congolaise ni la présidence burundaise n’ont communiqué sur le format et le calendrier de la consultation évoquée.

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B
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