Politique Violences à Kinshasa : le gouverneur Bumba convoque les Forces du Progrès et lance un ultimatum

Violences à Kinshasa : le gouverneur Bumba convoque les Forces du Progrès et lance un ultimatum

Le gouverneur de Kinshasa Daniel Bumba a convoqué mardi les responsables des Forces du Progrès, branche jeunesse de l’UDPS, après des plaintes d’habitants, et leur a donné un ultimatum pour mettre fin aux violences.

Violences à Kinshasa : le gouverneur Bumba convoque les Forces du Progrès et lance un ultimatum
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 25 JUIN 2026 - 04:13 WAT · 2 min de lecture

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a convoqué mardi les principaux responsables des Forces du Progrès, la branche jeunesse de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel, après de nombreuses plaintes d’habitants dénonçant des violences attribuées à des membres du mouvement. Il leur a adressé un ultimatum.

Devant les leaders réunis, le gouverneur a condamné des arrestations arbitraires, des extorsions et des violences commises par des individus se réclamant des Forces du Progrès, jugeant que ces agissements ternissent l’image du parti au pouvoir. Il a exigé des responsables qu’ils se désolidarisent publiquement de ces éléments et dénoncent ceux qui commettent des actes illégaux en leur nom.

Faute de remise en ordre dans leurs rangs, a-t-il prévenu, l’État prendra ses responsabilités et appliquera la loi avec toute la rigueur requise.

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Ce n’est pas la première fois que le mouvement est mis en cause. Lors des violences du 12 juin à Kinshasa, des éléments se réclamant des Forces du Progrès avaient été accusés d’avoir pris part à des affrontements et au blocage du sit-in de l’opposition au Palais du Peuple. La CENCO, dans ses dernières prises de position, a elle aussi dénoncé l’action d’une « Force du Progrès » entretenant un climat d’intimidation.

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La mise en garde émane cette fois d’un cadre de la même famille politique : Daniel Bumba est lui-même issu du camp présidentiel. Sa convocation des dirigeants du mouvement ajoute une voix interne aux critiques déjà formulées par l’opposition, des organisations de la société civile et l’Église catholique.

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