L’opposition et les Églises réunies à Bujumbura pour les consultations de Ndayishimiye
Martin Fayulu, Delly Sesanga et Bolengetenge Balela (C64), ainsi que des délégations de la CENCO et de l'ECC, sont arrivés à Bujumbura pour les consultations sur la crise congolaise convoquées par le président burundais Ndayishimiye, président en exercice de l'UA.
Martin Fayulu à gauche et Delly Sessanga à droite
AFP
Plusieurs figures de l’opposition congolaise sont arrivées ce dimanche à Bujumbura pour prendre part aux consultations sur la situation en République démocratique du Congo, convoquées par le président burundais Évariste Ndayishimiye en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. Parmi elles, Martin Fayulu, Delly Sesanga et Bolengetenge Balela, membres du présidium de la coalition d’opposition C64, doivent être reçus par le chef de l’État burundais.
Les deux principales confessions religieuses du pays participent également à ces échanges. Les délégations de l’Église catholique et de l’Église du Christ au Congo ont rejoint la capitale burundaise, où se trouvait déjà le pasteur Ejiba Yamapia. Côté protestant, la délégation est conduite par le président national de l’ECC, le pasteur André-Gédéon Bokundoa, accompagné du pasteur Éric Senga ; la Conférence épiscopale nationale du Congo est représentée par son secrétaire général, monseigneur Donatien Nshole.
Ces consultations concrétisent la médiation à laquelle la C64 avait décidé de répondre. Pour s’y rendre, la coalition avait reporté au 22 juillet la marche qu’elle prévoyait le 8 juillet devant le Palais de la Nation. La plateforme dit vouloir y « présenter avec clarté et fermeté les préoccupations du peuple congolais ».
Les attentes des opposants restent élevées. Martin Fayulu a fait du retrait de la loi référendaire sa principale exigence, avertissant qu’à défaut Félix Tshisekedi devrait démissionner, « parce que ce n’est pas nous qui le disons, c’est la Constitution qui le dit ». La démarche divise toutefois l’opposition : d’autres figures, comme José Makila, contestent la neutralité d’un médiateur dont le pays est militairement engagé dans l’est de la RDC. À ce stade, aucun calendrier ni format précis des consultations n’a été rendu public.
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