Ebola en RDC : 1 561 cas confirmés et 506 décès, la létalité atteint 32,4 %
L'Institut national de santé publique fait état de 1 561 cas confirmés et 506 décès au 4 juillet, avec une létalité de 32,4 %. La barre des 500 morts est franchie ; le suivi des contacts se maintient à 81,6 %.
Ebola en RDC : 1 561 cas confirmés et 506 décès, la létalité atteint 32,4 %
AFP
L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo totalise 1 561 cas confirmés et 506 décès, selon le rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP) arrêté au 4 juillet 2026 et publié le lendemain par le gouvernement. La barre des 500 morts est franchie, avec 33 nouveaux cas et 14 décès supplémentaires en vingt-quatre heures. La létalité, rapportée aux cas confirmés, s’établit à 32,4 %, contre 14,9 % au début du mois de juin.
Le bilan comporte aussi des signaux d’amélioration. Le cumul des guérisons atteint 253, tandis que 628 patients restent pris en charge en isolement ou en hospitalisation. Le suivi des contacts se maintient à 81,6 % dans les trois provinces touchées, un indicateur clé pour interrompre les chaînes de transmission. L’INSP précise que ces données restent susceptibles d’évoluer avec le nettoyage et la reclassification de sa base.
Trois provinces, un épicentre
L’Ituri demeure le foyer de l’épidémie avec 24 zones de santé affectées, de Bunia à Mambasa en passant par Komanda, Mongbwalu et Nia-Nia. Le Nord-Kivu maintient une surveillance prioritaire sur 11 zones, dont Beni, Butembo et Goma. Le Sud-Kivu reste circonscrit à la seule zone de Miti-Murhesa, où trois cas et un décès ont été recensés.
La riposte s’appuie sur un dispositif renforcé. Vingt-deux centres de traitement disposent d’environ 650 lits, occupés à 96 %, et dix laboratoires fonctionnent au plus près des communautés. « Sous la direction du gouvernement, nous avons continué à renforcer la riposte », a déclaré le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’un point de presse à Genève. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a résumé la stratégie par une formule : « un seul plan, une seule équipe et un seul budget ».
Un traitement encore au stade de l’essai
Le principal espoir thérapeutique reste expérimental. L’INSP fait état du démarrage d’essais cliniques au centre de traitement de Rwampara, en Ituri, dans le cadre de l’étude PARTNERS coordonnée par l’Institut national de recherche biomédicale avec l’appui de l’OMS ; celle-ci évalue l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir, administrés seuls ou en association. La souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie, ne dispose à ce jour d’aucun vaccin homologué ni traitement spécifique validé, le vaccin Ervebo ne ciblant que la souche Zaïre.
La riposte reste entravée par l’insécurité. Un centre de traitement de l’Ituri a été attaqué et incendié la semaine dernière, faisant deux morts et provoquant la fuite de plusieurs patients. Au moins deux cas ont été confirmés au camp de déplacés de Kigonze, à Bunia, où un centre de dépistage a ouvert. L’ONU a nommé Julien Harneis coordonnateur principal de la riposte, désormais basé à Bunia.
Sur le plan financier, le président Félix Tshisekedi a mobilisé 50 millions de dollars et la Banque mondiale promis 13 millions supplémentaires, en sus des 46 millions déjà déployés. Les autorités sanitaires poursuivent la mobilisation communautaire, avec extension des centres de traitement, approvisionnement en intrants et formation des relais, et rappellent aux habitants de composer gratuitement le 151 en cas de symptômes suspects.
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