Politique L’Ouganda menace d’occuper militairement Kisangani
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L’Ouganda menace d’occuper militairement Kisangani

L’Ouganda menace d’occuper militairement Kisangani
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 23 MARS 2025 - 17:34 WAT · 3 min de lecture

Dans un contexte marqué par des initiatives de discussions pour mettre fin à la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), l’Ouganda menace de contrôler militairement la ville de Kisangani, après le retrait des rebelles de l’AFC-M23 à Walikale-Centre, une entité qui constitue un trait d’union mettant une vue sur la province de la Tshopo avec son chef-lieu Kisangani et la province du Maniema avec sa capitale provinciale le Kindu.

Très clair sur son compte X, le fils de Museveni, le général Muhozi Kainerugaba a précisé que l’UPDF (armée ougandaise) ne s’oppose pas à la prise de Kisangani. « L’UPDF ne s’oppose pas à la prise de Kisangani par le M23. Mais il leur faudra agir vite, sinon nous le ferons nous-mêmes », a-t-il déclaré, ajoutant que c’est sur ordre de Museveni que l’UPDF va contrôler Kisangani ou le M23. « Dans une semaine, le M23 ou l’UPDF seront à Kisangani sur ordre de Yoweri Museveni, commandant en chef de l’UPDF », révèle-t-il.

Muhoozi Kainerugaba, patron de l’UPDF, n’a jamais caché son soutien à la rébellion du M23 qui occupe une grande partie au Nord-Kivu et et au Sud-Kivu. Muhoozi avait menacé en décembre 2024, de déloger tous les mercenaires de l’Est de la RDC avant le 15 janvier et suivra l’occupation de la ville de Goma par le M23 et l’armée rwandaise. La semaine passée, Muhoozi séjournait à Kigali où il a été chaleureusement accueilli par le patron de l’armée rwandaise.

Malgré ses multiples refus, l’Ouganda soutient le M23 dans cette lutte belliqueuse. Malheureusement en depit de menaces de Kampala, la RDC n’a toujours pas revu ses relations avec l’Ouganda, un pays qui joue à la face-volte. Dans un rapport des experts des Nations-Unies, l’Ouganda est accusé notamment de fournir de renseignements à la rébellion dans cette guerre. Récemment, Thomas Lubanga a de même créé sa rébellion à Kampala, une thèse qui confirme le rôle clé de l’Ouganda dans cette guerre.

Loin de cette logique, l’ancien président congolais Joseph Kabila a sur invitation du président Museveni séjourné en mi-mars à Kampala. Le Chef de l’Etat honoraire, avant de s’envoler à Nairobi, aurait eu des échanges avec le président ougandais, puis Corneille Nanga, figure de proue de la rébellion selon un média français.

Ces multiples illustrations, démontent la liaison de l’Ouganda à cette rébellion qui vise à renverser le pouvoir de Tshisekedi. Comme dans la récente théâtralisation ayant conduit Laurent Désiré Kabila au pouvoir, l’Ouganda avait joué un rôle précieux dans cette crise.

Azarias Mokonzi

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