Football Mondial 2026 : quel effet sur le football local congolais ?

Mondial 2026 : quel effet sur le football local congolais ?

Aucun joueur du championnat national n'a disputé le Mondial. Mais la qualification des Léopards, doublée d'un financement promis par l'État, replace le vivier local au centre du jeu.

Mondial 2026 : quel effet sur le football local congolais ?
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 3 JUILLET 2026 - 10:13 WAT · 2 min de lecture

Kinshasa, 26 mai 2026. Au sortir d’une rencontre avec le comité exécutif de la Fédération congolaise de football association, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, annonce que l’État financera le championnat national. « On a reçu une très bonne nouvelle, je dirais même un Noël avant l’heure. Le ministère des Sports et Loisirs a réussi à obtenir pour notre ligue un montant très intéressant. C’est une très, très bonne nouvelle », se félicite le président de la FECOFA, Véron Mosengo-Omba.

Le ministre a lié cet engagement au sommet de l’État. « Cela montre que le président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi, est un véritable passionné de football. À travers lui, un montant important a été mis à disposition pour soutenir notre championnat », a déclaré Didier Budimbu, sans révéler le montant exact. Un mois plus tard, la qualification des Léopards au Mondial 2026 est venue donner à ce dossier une résonance nouvelle.

Un vivier local qui monte

Sur le terrain, la formation locale gagne du poids. Des clubs structurés comme le TP Mazembe à Lubumbashi, sacré champion 2025-2026, l’AS Vita Club et le DC Motema Pembe à Kinshasa s’appuient de plus en plus sur leurs académies, où la formation interne devient un levier face aux contraintes économiques. Des profils formés au pays, à l’image de Glody Lilepo, franchissent des paliers avant de s’exporter. La Linafoot, elle, passe à un format à trente clubs voulu par la FECOFA.

Un élan à transformer en plan

Le projet des Léopards repose sur l’alchimie entre les joueurs formés sur les terrains de Kinshasa et ceux venus des académies européennes. Pour le Mondial, aucun joueur du championnat national n’a été retenu, un signal qui mesure le chemin restant. La qualification peut réorienter l’attention, et les moyens, vers le terreau local. Encore faut-il que la fédération et la Ligue traduisent la promesse de financement et l’exploit sportif en dispositif concret de détection, de formation et d’infrastructures. C’est à cette condition que la génération suivante naîtra aussi des pelouses congolaises.

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…