Mondial 2026 : qui sont les Loups Blancs d’Ouzbékistan, dernier obstacle des Léopards ?
Cannavaro, Khusanov, Fayzullaev : portrait de l'Ouzbékistan, dernier adversaire des Léopards, le 27 juin à Atlanta pour une place en seizièmes.
Mondial 2026 : qui sont les Loups Blancs d’Ouzbékistan, dernier obstacle des Léopards ?
AFP
Battue 1-0 par la Colombie à Guadalajara, la RD Congo joue désormais sa qualification sur un seul match. Le 27 juin, au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, les Léopards bouclent leur groupe face à l’Ouzbékistan, avec une consigne devenue limpide : l’emporter pour garder leurs chances. Un adversaire neuf, une équipe que le Congo n’a jamais affrontée, et qui dispute la première Coupe du monde de son histoire.
Les Loups Blancs ne sont pas venus en touristes. Premier pays d’Asie centrale à se qualifier pour un Mondial, l’Ouzbékistan a décroché son billet au terme des éliminatoires asiatiques. Au classement FIFA, les deux nations se tiennent de près. Pour son entrée dans la compétition, il a perdu, mais sans sombrer : 3-1 contre la Colombie, à Mexico, avec un but d’Abbosbek Fayzullaev qui a un temps relancé le suspense.
Sur le banc, un visage connu du football mondial. Fabio Cannavaro, capitaine champion du monde 2006 et Ballon d’Or la même année, dirige la sélection. Après la défaite contre la Colombie, l’Italien a refusé de baisser la tête. « Je leur ai dit que je suis très fier du match qu’ils ont disputé », a-t-il déclaré, dans des propos rapportés par Reuters et traduits de l’anglais. « Ce n’était pas facile, nous jouions au Mexique, mais on aurait dit un match en Colombie avec tous ces supporters colombiens. »
Le sélectionneur a surtout livré une leçon qui résonne pour la suite. « Nous devons grandir. À ce niveau, quand on commet des erreurs, on les paie cher », a-t-il insisté. La phrase vaut avertissement. Elle vaut aussi mode d’emploi pour les Léopards : c’est précisément le piège qu’il faudra éviter à Atlanta.
L’ossature ouzbèke s’appuie sur des joueurs rodés à l’Europe. Abdukodir Khusanov, défenseur de Manchester City, verrouille l’arrière-garde. Fayzullaev anime le jeu offensif depuis l’entrejeu. Devant, Eldor Shomurodov apporte le poids et l’expérience. C’est une équipe compacte, disciplinée, qui a appris à exister contre plus fort qu’elle.
Pour la RDC, le calcul est désormais sans détour : une victoire est sans doute nécessaire pour figurer parmi les meilleurs troisièmes. Dans un Mondial à 48 équipes, où les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes accèdent aux seizièmes, chaque but compte. Et sur ce terrain, les Léopards gardent un avantage : solides face au Portugal (1-1), ils n’ont concédé que deux buts en deux matches, quand l’Ouzbékistan en a encaissé huit — trois contre la Colombie, cinq contre le Portugal. Le goal-average pourrait peser lourd.
Deux nations affamées, aucune n’ayant jamais croisé l’autre, un seul match pour entrer dans l’histoire. Le 27 juin, à Atlanta, l’Ouzbékistan ne sera pas un faire-valoir. Il sera l’examen de passage.
