À plus de 2 000 kilomètres de Kinshasa, dans les camps de Cishemere et de Makombe, des milliers de Congolais chassés par la guerre suivront RDC-Ouzbékistan sur des écrans géants. Le temps d'un match, le football efface la frontière et l'exil.
À quelques heures de RDC-Ouzbékistan, match couperet du Mondial 2026, le Congo oscille entre l'euphorie du nul arraché au Portugal et l'angoisse laissée par la Colombie. Portrait d'un peuple qui aime sa sélection au point d'en souffrir.
Le sélectionneur des Léopards, Sébastien Desabre, a qualifié de « finale » le match contre l'Ouzbékistan, à disputer dans la nuit du 27 au 28 juin. Une victoire ouvrirait à la RDC les premiers seizièmes de finale de son histoire.
L'Ouzbékistan est déjà éliminé, donc libéré, donc dangereux. Le Coach na Beto livre son plan pour piéger le dernier obstacle des Léopards et marquer enfin ce but qui manque.
Après les nuls du 26 juin, huit troisièmes sont déjà assurés de finir avec trois points. La barre est verrouillée. Pour atteindre les seizièmes, la RDC n'a plus qu'une issue : battre l'Ouzbékistan.
Un point en deux matches, une dernière chance. Après la défaite contre la Colombie, Sébastien Desabre a déjà les yeux sur l'Ouzbékistan. Le 27 juin à Atlanta, les Léopards joueront leur place en seizièmes de finale — une première dans l'histoire du pays.
Au classement provisoire des meilleurs troisièmes (25 juin), la RDC est 9e, premier strapontin éliminé, devancée par la Tchéquie aux buts marqués. Une victoire contre l'Ouzbékistan changerait tout.