ONU : pour James Swan, l’est de la RDC reste « complexe, volatile et dévastatrice »
Devant le Conseil de sécurité, le chef de la MONUSCO a tempéré l'optimisme diplomatique. Un an après l'accord de Washington, le terrain dément les avancées sur le papier.
ONU : pour James Swan, l’est de la RDC reste « complexe, volatile et dévastatrice »
AFP
NEW YORK. Le message a été porté au plus haut niveau onusien. Vendredi, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la MONUSCO, James Swan, s’est exprimé devant le Conseil de sécurité sur la situation dans l’est de la République démocratique du Congo. Son constat tranche avec le calendrier diplomatique.
Swan a d’abord salué la dynamique enclenchée. Il a rappelé que l’intervention survient près d’un an après l’accord de paix signé à Washington entre la RDC et le Rwanda, complété par l’accord-cadre de Doha et la médiation de l’Union africaine. Ces processus, a-t-il noté, ont fixé un cap pour régler pacifiquement le conflit.
L’avertissement est venu ensuite. « Il est désormais essentiel de maintenir cette dynamique et que les engagements pris par les signataires soient pleinement honorés », a déclaré le diplomate. La nuance pèse autant que l’éloge.
Car le terrain, lui, n’a pas suivi le rythme des signatures. « La situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure toutefois complexe, volatile et dévastatrice pour les populations », a poursuivi James Swan devant les membres du Conseil. Trois mots pour résumer un an d’efforts inachevés.
Le décalage est désormais documenté au sommet. Les engagements existent, le cap est fixé, et pourtant les civils continuent de payer. La suite dépendra de la capacité des signataires à transformer les textes en faits, dans l’Est où vivent des millions de personnes.
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