Politique Poursuites contre Kabila : le FCC crie à la violation de la Constitution
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Poursuites contre Kabila : le FCC crie à la violation de la Constitution

Joseph Kabila, ancien président de la RDC et sénateur à vie. Photo Droits tiers.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 3 MAI 2025 - 14:48 WAT · 3 min de lecture

Le Front Commun pour le Congo (FCC) est monté au créneau ce samedi 3 mai pour dénoncer ce qu’il qualifie de « tentative politisée » de poursuites judiciaires engagées contre son autorité morale, le président honoraire Joseph Kabila Kabange. Dans un communiqué officiel signé par le président de la cellule de crise, Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, la plateforme politique dénonce une « grave dérive autoritaire » du régime en place et appelle à la mobilisation générale du peuple congolais.

Le FCC réagit à l’annonce du ministre de la Justice concernant l’injonction adressée à la justice militaire d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre de Joseph Kabila, ainsi qu’à la demande faite au Sénat pour la levée de ses immunités parlementaires. Pour le FCC, il s’agit d’une « énième violation de la Constitution » qui bafoue les droits reconnus aux anciens chefs d’État.

Dans son communiqué, le FCC rappelle que, selon l’article 104, alinéa 7, de la Constitution, Joseph Kabila jouit du statut de sénateur à vie, un statut qui ne saurait être remis en cause pour des raisons politiques ou judiciaires. Toute procédure engagée contre un ancien président élu, précise le FCC, doit suivre les prescriptions de la Loi n°18/021 du 26 juillet 2018, laquelle exige un vote à la majorité des deux tiers du Parlement réuni en Congrès.

Le FCC estime que ces poursuites, dénuées de fondement juridique, s’inscrivent dans une « stratégie de provocation » visant à affaiblir un homme d’État « respectueux de la Constitution et soucieux de la cohésion nationale ». Le parti note également que cette annonce intervient au lendemain du retour annoncé de Joseph Kabila au pays, après un « exil forcé », ce qui renforce, selon lui, la nature politique de la manœuvre.

Raymond Tshibanda fustige par ailleurs la duplicité du régime actuel, qui chercherait à séduire les puissances étrangères tout en réprimant ses opposants à l’interne. « Ce comportement digne de véritables pyromanes pousse de plus en plus de citoyens à l’exil ou à envisager d’assumer le devoir républicain prévu par l’article 64 de la Constitution », prévient le FCC.

Enfin, le FCC appelle le peuple congolais à se mobiliser pour « faire barrage à la dictature » et défendre les droits et libertés chèrement acquis. Pour la plateforme, cette nouvelle tentative d’intimidation vise avant tout à détourner l’attention de l’opinion publique des graves crises sécuritaires et de gouvernance qui minent le pays.

Gilbert N.

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