Politique RDC : Jacquemain Shabani rappelle Jacques Kyabula à Kinshasa pour consultation
Politique

RDC : Jacquemain Shabani rappelle Jacques Kyabula à Kinshasa pour consultation

Le gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula. PHOTO DROITS TIERS.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 8 JUILLET 2025 - 16:11 WAT · 2 min de lecture

Le gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a été officiellement convoqué à Kinshasa pour une consultation par le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukod Bihango. Un message officiel du ministère, émis le 8 juillet à travers le Centre de transmission des données, exige du gouverneur qu’il se présente « toutes affaires cessantes »dans un délai de 48 heures,à la capitale.

Ce rappel express, ordonne à l’intéressé de “prendre toutes les dispositions nécessaires aux fins de rejoindre Kinshasa pour motif de consultation”. Il s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre le gouvernement central et les gouverneurs. Officiellement, il s’agit d’une “consultation”, mais les spéculations vont bon train sur les véritables motifs de cette convocation.

En effet, lors d’un meeting organisé en marge la célébration du 64e anniversaire de l’indépendance de la RDC, le 30 juin dernier à Lubumbashi, le gouverneur du Haut-Katanga a surpris plus d’un par ses propos conciliants à l’égard de l’ancien président Joseph Kabila et de son allié Corneille Nangaa.

« Nous sommes en guerre contre le Rwanda, pas contre Joseph Kabila et Corneille Nangaa qui sont des Congolais. Leur problème sera réglé en famille, car les linges sales se lavent en famille », avait-il déclaré devant une foule dense à la place de la Poste.

Entre-temps, Joseph Kabila est soupçonné par Kinshasa de collusion avec les rebelles du M23/AFC soutenus par Kigali, cette déclaration est apparue pour certains comme une prise de position risquée, voire dissidente. Si elle a été bien accueillie dans les milieux kabilistes du Grand Katanga, elle a en revanche provoqué malaise et crispation au sein de certaines sphères de l’Union sacrée, où l’on estime que Kyabula aurait franchi la ligne rouge en appelant implicitement à la réconciliation avec des figures perçues comme hostiles à l’actuel pouvoir.

À l’heure actuelle, le ministère de l’intérieur n’a pas levé la voile sur cette convocation expresse.

C.Timothée ÉZÉCHIEL

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…