RDC : Plus de 2 000 cas de choléra signalés dans 17 provinces, le gouvernement tire la sonnette d’alarme
Le ministre congolais de la santé publique hygiène et prévention, Roger Kamba et son homologue de la communication et médias, Patrick Muyaya au cours d'un briefing de presse. Crédit photo : @Patrick_Muyaya.
AFP
«La position géographique de notre pays nous expose à de nombreuses épidémies. Nous faisons actuellement face à une résurgence du choléra, une maladie bactérienne grave qui entraîne une diarrhée aiguë et des vomissements sévères, pouvant conduire rapidement à la mort par déshydratation », a expliqué le ministre Kamba.
Face à l’urgence sanitaire, le gouvernement a renforcé ses efforts pour contenir la propagation de la maladie. Patrick Muyaya a notamment révélé que des mesures supplémentaires sont mises en place pour lutter non seulement contre le choléra, mais aussi contre le Monkeypox, ou variole du singe, qui connaît également une résurgence dans certaines régions du pays.
«Nous avons commandé deux types de vaccins : le ACAM2000 et le MVA-BN, historiquement utilisés contre la variole humaine, mais également efficaces contre le Monkeypox. En complément, le vaccin JYNNEOS (ou Imvamune), spécifiquement développé pour prévenir le Monkeypox, sera déployé dans les zones à haut risque », a-t-il précisé.
Accélérer la vaccination et renforcer les infrastructures
Pour le ministre Kamba, cette double épidémie exige une mobilisation accrue des ressources nationales et internationales. Il a exprimé son engagement à intensifier les campagnes de sensibilisation et de vaccination, tout en plaidant pour des investissements durables dans les infrastructures sanitaires.
«Nous devons garantir un meilleur accès à l’eau potable grâce à un fonds dédié, renforcer l’éducation sanitaire des communautés, et consolider les capacités de nos structures de santé pour répondre efficacement aux épidémies », a-t-il affirmé.
Un contexte aggravé par des facteurs structurels
L’épidémie de choléra en RDC est loin d’être un phénomène isolé. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de fragilité structurelle : déficit en eau potable, manque d’infrastructures sanitaires, instabilité sécuritaire, inondations récurrentes et déplacements massifs de population. Autant de facteurs qui rendent la lutte contre la maladie encore plus complexe.
Malgré ces défis, les autorités congolaises affirment leur volonté de renforcer la résilience du système de santé et d’endiguer durablement ces menaces épidémiques, avec l’appui de leurs partenaires techniques et financiers.
Albert Einstein M.
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