Politique Rentrée parlementaire : Sama appelle à saisir la « main tendue » de Tshisekedi pour le dialogue national
Politique

Rentrée parlementaire : Sama appelle à saisir la « main tendue » de Tshisekedi pour le dialogue national

Rentrée parlementaire : Sama appelle à saisir la « main tendue » de Tshisekedi pour le dialogue national
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 16 SEPTEMBRE 2026 - 09:43 WAT · 4 min de lecture

À l’ouverture de la session ordinaire de septembre, ce mardi 15 septembre 2026, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a appelé toutes les forces vives de la Nation, y compris celles qui se sont éloignées de la République, à soutenir l’initiative de dialogue national annoncée par le président Félix Tshisekedi. Une démarche qu’il présente comme une opportunité de contribuer à la refondation de l’État et à la consolidation de la paix.

Le dialogue national s’est ainsi invité au cœur de la rentrée parlementaire. À l’ouverture solennelle de la session ordinaire au Palais du Peuple, le président de la Chambre haute, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a invité les Congolais à répondre favorablement à la « main tendue » du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Dans son discours, le président du Sénat a salué l’annonce faite par le chef de l’État le 27 août dernier en faveur de l’organisation d’un dialogue national, ainsi que la mise en place d’un comité chargé d’en préparer les travaux.

Pour Jean-Michel Sama Lukonde, cette initiative constitue une démarche de « haute portée patriotique », dans un contexte marqué notamment par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays. Il a ainsi lancé un appel à « toutes les filles et tous les fils » de la République démocratique du Congo à saisir cette opportunité, y compris ceux qui, selon lui, « ont tourné le dos à la Nation ».

Au-delà des clivages politiques, le président du Sénat estime que le dialogue doit être perçu comme un cadre permettant de rechercher des réponses aux défis auxquels le pays est confronté et de contribuer à la refondation de l’État.

Cet appel intervient alors que la RDC demeure confrontée à une situation sécuritaire préoccupante dans ses provinces orientales. Dans ce contexte, Sama Lukonde a réaffirmé le soutien du Sénat à la diplomatie menée par le chef de l’État, notamment à travers les processus de Washington et de Doha.

La Chambre haute entend ainsi inscrire son action dans une logique d’unité nationale, tout en encourageant les différentes composantes de la société congolaise à privilégier la voie du dialogue dans la recherche de solutions aux défis nationaux.

Outre la question du dialogue national, l’ouverture de la session de septembre, essentiellement budgétaire, a été marquée par plusieurs autres préoccupations.

Jean-Michel Sama Lukonde a notamment insisté sur l’exercice du contrôle parlementaire, la gestion rigoureuse des finances publiques, la mobilisation des recettes internes et la stabilité du franc congolais. Il a également appelé à accorder une attention particulière aux questions sociales, à l’équité territoriale ainsi qu’à la poursuite du Programme de développement local des 145 territoires.

La situation sanitaire, notamment l’épidémie d’Ebola, la rentrée scolaire et la congestion routière à Kinshasa ont également figuré parmi les préoccupations évoquées par le président du Sénat.

Sur le plan sécuritaire, il a rendu hommage aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à la Police nationale congolaise (PNC), ainsi qu’aux populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, affectées par les violences armées.

En clôturant son discours, le président du Sénat a appelé l’institution à demeurer « cette maison de sagesse où la parole apaise, où le droit protège et où l’intérêt national l’emporte sur tout ».

La session ordinaire de septembre 2026 a été officiellement déclarée ouverte conformément aux dispositions de l’article 115 de la Constitution et de l’article 83 du Règlement intérieur du Sénat.

Cette rentrée parlementaire s’est déroulée dans un contexte politique particulier. Au même moment, la coalition C64 organisait une manifestation publique non loin du Palais du Peuple pour protester notamment contre le projet de changement de la Constitution et contre les modalités du dialogue national annoncé par le chef de l’État.

O. Fiston

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…