Réparations des victimes : le FONAREV adopte une approche numérique et indépendante pour le processus d’identification
Réparations des victimes : le FONAREV adopte une approche numérique et indépendante pour le processus d’identification
AFP
Le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV) a réagi aux préoccupations exprimées par certaines organisations de la société civile ayant pris part à une première phase d’identification de l’écosystème des partenaires dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans un communiqué, le FONAREV rappelle que l’identification de l’écosystème des partenaires constitue une étape stratégique et déterminante pour la mise en œuvre d’un processus de réparation des victimes à la fois efficace, crédible et inclusif. À ce titre, le Fonds souligne son obligation d’adopter des méthodes rigoureuses, transparentes et conformes aux standards de bonne gouvernance, tant dans l’intérêt des victimes que de l’ensemble des partenaires impliqués.
La première tentative d’identification, conduite avant la dégradation actuelle de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, s’était appuyée sur des équipes déployées directement sur le terrain. Si cette démarche avait été menée de bonne foi, le FONAREV reconnaît qu’elle a révélé d’importantes limites, notamment en matière de traçabilité, d’exhaustivité des données et de maîtrise des risques susceptibles d’affecter la qualité et la crédibilité des résultats.
Tirant les leçons de cette expérience, le Fonds a décidé de renforcer son approche en lançant un nouveau processus d’identification reposant sur deux piliers majeurs : une plateforme numérique dédiée, destinée à garantir la transparence, la traçabilité et l’égalité d’accès à l’information, ainsi qu’une phase de vérification et de certification indépendante. Cette dernière sera confiée à des cabinets spécialisés et comprendra des descentes sur le terrain ainsi qu’une due diligence approfondie.
Selon le FONAREV, cette nouvelle méthodologie poursuit un objectif clair : sécuriser l’ensemble du processus, prévenir tout risque de conflit d’intérêts et garantir des résultats finaux crédibles, vérifiables et acceptés par toutes les parties prenantes, notamment les victimes, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les institutions nationales.
Le Fonds tient par ailleurs à préciser que ce processus n’a aucun caractère exclusif. Les organisations identifiées lors de la première phase ne sont ni remises en cause ni écartées. Elles sont, au contraire, encouragées à rejoindre le processus actuellement en cours, dans un esprit d’équité, de transparence et de consolidation collective.

Reconnaissant que l’information préalable autour de cette évolution méthodologique aurait pu être mieux partagée, le FONAREV en prend acte et réaffirme son engagement à renforcer le dialogue, la communication et la collaboration avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème.
Convaincu que seule une démarche rigoureuse, inclusive et indépendante permettra de bâtir un écosystème solide et durable, le FONAREV réitère sa disponibilité à travailler avec toutes les organisations engagées, dans le respect des principes de transparence, d’efficacité et de l’intérêt supérieur des victimes.
Silas MUNGINDA

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