Ebola en RDC : le bilan officiel grimpe à 1 502 cas et 473 décès au 2 juillet, 213 guéris
Le dernier rapport de l'INSP, arrêté au 2 juillet, fait état de 1 502 cas confirmés et 473 décès. La riposte enregistre 213 guérisons et un premier essai de traitement à Bunia, mais reste entravée par l'insécurité.
Ebola en RDC : le bilan officiel grimpe à 1 502 cas et 473 décès au 2 juillet, 213 guéris
AFP
BUNIA, 4 juillet 2026. La 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a franchi le seuil des 1 500 cas. Selon le rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP) arrêté au 2 juillet et publié le lendemain, l’épidémie totalise 1 502 cas confirmés et 473 décès, soit une létalité globale de 31,5 %. Le document recense 213 guérisons et 628 patients en isolement ou hospitalisés. L’INSP précise que ces données, tirées de la base DHIS2, restent susceptibles d’évoluer après nettoyage et harmonisation.
Sur les seules dernières vingt-quatre heures, 42 nouveaux cas confirmés ont été détectés en Ituri et au Nord-Kivu. L’Ituri demeure l’épicentre, avec 24 zones de santé touchées, devant le Nord-Kivu, placé sous surveillance prioritaire avec 11 zones, et le Sud-Kivu, où la seule zone de Miti-Murhesa compte trois cas et un décès.
L’Organisation mondiale de la santé, qui valide les cas selon ses propres critères, faisait état de son côté de 1 406 cas et 438 décès au 2 juillet, et d’une moyenne de 38 nouveaux cas confirmés par jour sur deux semaines. « Sous la direction du gouvernement, nous avons continué à renforcer la riposte », a déclaré son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’un point de presse à Genève.
La principale avancée reste thérapeutique. Le 2 juillet, un essai clinique baptisé PARTNERS, coordonné par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) avec l’appui de l’OMS, a recruté son premier patient à Bunia. Il évalue deux molécules, l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir. La souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie, ne dispose à ce jour d’aucun vaccin homologué ni traitement spécifique validé, ce qui donne à ces essais une portée particulière.
Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a fait état d’au moins 200 guérisons dans les trois provinces et résumé la stratégie gouvernementale par la formule « un seul plan, une seule équipe et un seul budget ». Le président Félix Tshisekedi a annoncé la mobilisation de 50 millions de dollars par l’État, tandis que la Banque mondiale a décaissé 46 millions de dollars et en a promis treize autres.
La riposte reste toutefois fragilisée par l’insécurité. Un centre de traitement du territoire de Mambasa, en Ituri, a été saccagé et incendié cette semaine, faisant deux morts et provoquant la fuite de patients. Sur le terrain, les centres de traitement sont saturés à 96 %. Au moins deux cas ont été confirmés au camp de déplacés de Kigonze, à Bunia, qui abrite quelque 15 000 personnes. Pour renforcer la coordination, l’ONU a nommé Julien Harneis coordonnateur principal de la riposte, en poste à Bunia. En Ouganda, aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 21 juin.
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