Dialogue national : l’UDPS répond au reproche d’inclusivité en renvoyant à Doha et Washington
Le parti présidentiel a apporté le 28 août un soutien « total et sans réserve » au Dialogue national et répond aux critiques sur l'inclusivité du processus.
Dialogue national : l’UDPS répond au reproche d’inclusivité en renvoyant à Doha et Washington
AFP
L’Union pour la démocratie et le progrès social a apporté un soutien « total et sans réserve » à la convocation du Dialogue national, à l’issue d’une séance extraordinaire tenue le vendredi 28 août 2026 à son siège national de Limete, à Kinshasa.
Cadres, parlementaires, structures de base des quatre fédérations de Kinshasa, représentants des provinces et de la diaspora y étaient réunis. Dans une déclaration vidéo parvenue à BETO.CD, le parti présidentiel défend la position institutionnelle du chef de l’État.
L’argument central
Selon cette déclaration, en tant que président élu exerçant pleinement son mandat, Félix-Antoine Tshisekedi ne saurait être confondu avec une partie à la crise actuelle, laquelle découle de la guerre d’agression menée par le Rwanda et camouflée par la rébellion du M23.
Le parti répond ensuite frontalement au reproche adressé au processus : « L’UDPS rappelle l’existence des cadres de discussions de Doha et de Washington, qui traitent respectivement des préoccupations de l’AFC/M23 et du Rwanda, balayant ainsi les critiques portant sur prétendument un déficit d’inclusivité. »
L’argument reprend celui du chef de l’État. Dans son allocution du 27 août, Félix Tshisekedi déclarait : « Le processus de Doha demeure le cadre approprié pour traiter avec l’AFC/M23 des questions relatives à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement, au désarmement et aux autres modalités directement liées au conflit. » Le mouvement armé n’est donc pas exclu du champ politique, mais renvoyé à une autre table.
Un appel à la classe politique
Pour le parti au pouvoir, ce rassemblement place l’avenir de la République au-dessus de toute considération partisane. Insistant sur l’urgence humanitaire et sécuritaire qui frappe les populations de l’Est, l’UDPS exhorte la classe politique, la société civile, les confessions religieuses, les autorités coutumières et la diaspora à répondre favorablement à la main tendue du chef de l’État.
Le parti met en garde contre les démons de la division et appelle à un sursaut patriotique. « Lorsque le Congo est menacé, nous ne formons qu’un seul camp, celui de la République », a lu Patrick Matata, député national et cadre de l’UDPS.
L’UDPS annonce enfin le déploiement de ses structures dans les vingt-six provinces, de Kinshasa à Goma et de Kisangani à Lubumbashi, pour porter ce message de paix, de cohésion nationale et de défense de l’intégrité territoriale.
Où en sont les autres formations
La déclaration de l’UDPS suit d’un jour celle de l’Union pour la nation congolaise de Vital Kamerhe, également membre de la coalition au pouvoir, qui avait apporté le 28 août un soutien « sans réserve » à la même initiative.
Du côté de l’opposition, aucune formation n’avait fait connaître sa position à la date de publication. La Coalition Article 64, qui réunit ECiDé, Ensemble pour la République, le LGD, Envol et l’Alliance pour le Changement, avait fixé au 15 août l’échéance de convocation d’un dialogue. L’annonce présidentielle est intervenue douze jours après, et la coalition n’a pas réagi.
Serge SINDANI
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