Économie RGPH-2 : 130 735 aires de dénombrement tracées à partir d’images satellitaires et d’empreintes de bâtiments
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RGPH-2 : 130 735 aires de dénombrement tracées à partir d’images satellitaires et d’empreintes de bâtiments

La cartographie pré-censitaire du RGPH-2 a découpé le pays en 130 735 aires de dénombrement, dessinées à partir d’images satellitaires et d’empreintes de bâtiments générées par intelligence artificielle. Le dénombrement est fixé à juillet 2027.

RGPH-2 : 130 735 aires de dénombrement tracées à partir d’images satellitaires et d’empreintes de bâtiments
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 9 SEPTEMBRE 2026 - 11:56 WAT · 4 min de lecture

La cartographie préparatoire du deuxième recensement général de la population et de l’habitat a découpé le territoire congolais en 130 735 aires de dénombrement provisoires. Ces aires ont été établies à partir d’images satellitaires, de limites administratives et d’empreintes de bâtiments générées par intelligence artificielle. Le grand dénombrement, lui, est fixé à juillet 2027.

Les chiffres ont été livrés le mardi 8 septembre 2026 à Lubumbashi, au lancement officiel de la campagne de sensibilisation au recensement, rapporte l’Agence congolaise de presse.

8 566 aires pour le seul Haut-Katanga

Sur les 130 735 aires provisoires arrêtées à l’échelle nationale, 8 566 concernent le Haut-Katanga, soit 6,6 % du total. La province doit mobiliser 714 agents cartographes pour la phase de cartographie censitaire, encadrés par 178 chefs d’équipe et 36 chefs de brigade.

« Pour le Haut-Katanga, 714 agents cartographes, encadrés par 178 chefs d’équipe et 36 chefs de brigade, sont prévus pour parcourir la province dans le cadre des opérations de cartographie censitaire », a déclaré Henri Kazadi, coordonnateur du Bureau central du recensement, à Lubumbashi le 8 septembre 2026, cité par l’Agence congolaise de presse.

Pour la phase de dénombrement proprement dite, prévue en juillet 2027, près de 8 500 jeunes du Haut-Katanga doivent être recrutés.

« Une opération exclusivement scientifique », dit le ministre du Plan

Le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a posé d’emblée la qualification du recensement. « Le recensement est une opération exclusivement scientifique. Cette campagne de sensibilisation permettra de mieux identifier la population pour une meilleure redistribution des ressources mais également une bonne planification du développement provincial et national durable », a-t-il déclaré à Lubumbashi le 8 septembre 2026, selon l’Agence congolaise de presse.

Le même ministre a cité, parmi les acteurs du processus, le Bureau central du recensement, l’Office national d’identification de la population et la Commission électorale nationale indépendante.

Le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe, a annoncé de son côté la mobilisation de l’appareil provincial : « Le Haut-Katanga entend mobiliser les institutions provinciales, les villes, communes, territoires, autorités politico-administratives et coutumières ainsi que les forces vives de la province pour assurer la réussite du RGPH2. » (Agence congolaise de presse, Lubumbashi, 8 septembre 2026.)

La province élabore parallèlement son Plan de développement provincial 2026-2030, qui reposera sur les données du recensement.

Le dernier recensement congolais date de 1984

Le pays vit depuis quarante-deux ans sur les données du recensement de 1984. Toutes les projections démographiques utilisées depuis, y compris celles qui servent au calcul de la rétrocession aux provinces et à la répartition des sièges, dérivent de cette base.

Le calendrier annoncé place le dénombrement en juillet 2027, soit après la cartographie censitaire en cours et avant l’échéance électorale de décembre 2028.

BETO a documenté l’architecture de l’opération, 200 000 agents, 150 000 tablettes et 192 millions de dollars, ainsi que la question laissée ouverte par le calendrier, celle des zones occupées.

Ce qui reste à établir

  • La méthode de dénombrement dans les zones tenues par l’AFC/M23, soutenu par le Rwanda, n’est décrite dans aucun document public.
  • Le calendrier de décaissement des 192 millions de dollars annoncés et l’identité des bailleurs engagés ne sont pas publiés.
  • Le rôle exact de la Commission électorale nationale indépendante dans une opération présentée comme exclusivement scientifique n’est pas précisé.
  • La répartition des 130 735 aires de dénombrement par province n’a pas été diffusée.
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B
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