Avant d’être un traumatisme, 1974 fut une conquête. Les Léopards du Zaïre n’étaient pas arrivés au Mondial par hasard : ils étaient champions d’Afrique, portés par une génération forte, et venaient d’ouvrir une voie pour toute l’Afrique subsaharienne. Mais en Allemagne de l’Ouest, l’histoire bascule. Trois matchs, trois défaites, une image mondiale abîmée. Cinquante-deux ans plus tard, il faut raconter ce dernier Mondial autrement : avec lucidité, mais aussi avec dignité.
Ils étaient nombreux à ne connaître le Mondial des Léopards que par les récits des anciens, les images en noir et blanc, les archives de 1974 et les blessures transmises de génération en génération. Cinquante-deux ans plus tard, la RDC retrouve la Coupe du monde. Ce retour n’efface pas le passé. Il le prolonge, le répare peut-être, et ouvre une nouvelle page de l’histoire congolaise.
Donnée à moins de 1 % sur Polymarket, la RDC championne du monde 2026 fait le buzz. Entre fierté congolaise, troll nigérian et « meme trade », un pari à 0,1 % sur les Léopards enflamme les réseaux avant le Mondial.
Meilleur buteur de l’histoire des Diables rouges, Romelu Lukaku se confie sans filtre sur la pauvreté de son enfance et la façon dont l’argent a fracturé sa famille — jusqu’au conflit autour des funérailles de son père, Roger Lukaku, décédé à Kinshasa.
Les fauves congolais ont offert un calment aux politiques grâce à leur écrasante victoire contre la Libye de Kadhafi, avant la grande tempête qui s’annonce dès demain.