En un mois, l'épidémie d'Ebola déclarée dans l'Ituri est passée de huit cas confirmés à plus de sept cents, et de zéro à 149 morts. Causée par une souche rare sans vaccin homologué, elle déborde déjà sur deux autres provinces et l'Ouganda.
Estadio Akron de Guadalajara, 31 mars 2026. À la 100e minute du barrage intercontinental, un défenseur né en Angleterre et naturalisé congolais en 2024 surgit au second poteau et envoie son pays au Mondial cinquante deux ans après le Zaïre 1974. Récit d'une nuit, de la clameur qui s'est répandue de Kinshasa à Matonge Bruxelles, et de ce que ce Mondial peut, peut être, vraiment changer.
En 2019, un billet de 10 000 francs congolais valait un peu plus de 6 dollars. À l'été 2024, il n'en valait plus que 3,5. Le franc s'est redressé, mais les prix, eux, ne sont pas redescendus.
Les Léopards ne sont pas arrivés au Mondial par une autoroute. Ils ont pris la route étroite, celle des barrages, des matchs sans lendemain, des prolongations, des tirs au but, des corners de dernière minute et des nerfs mis à l’épreuve. Cameroun, Nigeria, Jamaïque : trois obstacles, trois combats, trois preuves que cette génération avait appris à ne plus tomber au premier tremblement.
Avant le but, il y a eu la méthode. Avant Guadalajara, il y a eu des mois de travail, de choix, de cadres installés, de binationaux convaincus, de vestiaire reconstruit et de matchs traversés sous pression. Avec Sébastien Desabre, les Léopards n’ont pas seulement gagné des barrages : ils ont retrouvé une idée d’équipe.
La distinction de Fally Ipupa au rang de chevalier des Ordres nationaux ne surprend pas. Elle consacre plus de deux décennies d’un rayonnement artistique qui a porté la musique congolaise des scènes de Kinshasa aux salles d’Europe, d’Amérique et d’Afrique. Mais au-delà de l’homme, cette décoration dit quelque chose d’important sur l’État qui la confère : la culture commence à être prise au sérieux comme instrument de puissance.
La RDC aime ses Léopards. Fort. Trop fort, parfois. La défaite contre le Sénégal à Kinshasa et la qualification contre la Jamaïque ont montré les deux faces du même peuple : celui qui porte son équipe comme un trésor, puis peut la juger comme une faute nationale.
Avant d’affronter le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan, Sébastien Desabre doit déjà gérer un adversaire local : le Congo du commentaire permanent. Celui qui a validé la qualification, mais qui garde quand même deux ou trois idées pour corriger le sélectionneur.
Le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, a publié une mise au point sur X après des critiques visant la position de Bruxelles sur l’Est de la RDC. Il affirme que la Belgique ne conditionne pas le retrait des troupes rwandaises à la neutralisation des FDLR. Il réaffirme aussi que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC ne sont pas négociables.
Le chef de la diplomatie belge affirme que « l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC ne sont pas négociables » et dit demander le retrait rwandais et la neutralisation des FDLR sans conditionner l’un à l’autre.