De 14,9 % le 31 mai à 43,9 % le 25 juillet. BETO a reconstitué les 36 bulletins de l'INSP pour départager les explications : décalage entre cas et décès, harmonisation des bases, variant génétiquement distinct, retard à la détection. Et cette découverte : la fourchette de référence de Bundibugyo n'existe pas.
La dix-septième épidémie d’Ebola a dépassé les 3 000 cas confirmés. Le rapport de situation numéro 071 du COUSP/INSP, arrêté au 24 juillet, fait état de 3 075 cas confirmés et de 1 354 décès parmi eux, soit une létalité de 44,0 %, pour 556 guéris et 755 patients en isolement. En vingt-quatre heures, 102 nouvelles confirmations, dont 87 en Ituri, et 45 décès. Aucune zone de santé nouvelle : 48 sur 140.
Le 23 juillet, l'Ituri a investigué 296 des 550 alertes reçues, soit 53,8 %, contre 96,7 % au Nord-Kivu. La dégradation est installée depuis fin juin. Le rapport de l'INSP continue d'écrire « cette amélioration » les jours de baisse, et aucun de ses douze défis ne porte sur l'investigation des alertes, alors que plus de huit nouveaux cas sur dix sont détectés hors des listes de contacts.
Mesuré une seule fois, le 11 juillet, l'indicateur n'a pas bougé depuis : 175 établissements de soins sur 1 170 disposent d'un triage à circuit unidirectionnel en Ituri, et 45 sur 678 d'un kit complet de prévention des infections dans les aires à haut risque. Le rapport de l'INSP relie lui-même ce déficit aux 123 personnels de première ligne infectés, dont 36 sont morts.
Le 24 juillet, une dépêche a fait état de 109 décès maternels évitables en Ituri depuis le début de l'épidémie. Le chiffre n'est attribué à aucun organisme, et le rapport de situation publié le même jour ne compte ni les structures fermées, ni les accouchements manqués, ni les enfants non vaccinés. L'État nomme la mortalité indirecte dans son douzième défi, sans la mesurer dans aucun tableau.
Le rapport de situation n°070 de l'INSP, arrêté au 23 juillet, porte le bilan de la dix-septième épidémie à 2 973 cas confirmés et 1 309 décès, pour une létalité de 44,0 %. La zone de santé de Rungu, dans le Haut-Uélé, devient la 48e touchée. Le suivi des contacts reste à 73,9 %, et la province où le virus vient d'arriver n'a pas transmis ses données.
Le bilan cumulé de l'épidémie d'Ebola a bondi de 369 cas et 236 décès entre les rapports de l'INSP du 21 et du 22 juillet. Près des trois quarts de cette hausse ne sont pas des contaminations du jour, mais le rattrapage d'un retard de comptage en Ituri.
Le rapport de situation numéro 069 de l'INSP, arrêté au 22 juillet, porte le bilan de l'épidémie d'Ebola à 2 905 cas confirmés et 1 269 décès. Une hausse qui tient d'abord à l'harmonisation des bases de données de l'Ituri et du Nord-Kivu.
Le bilan officiel de l'épidémie d'Ebola s'établit à 2 536 cas et 1 033 morts au 21 juillet. Mais l'OMS estime l'ampleur réelle deux à quatre fois supérieure : décès communautaires et chaînes de transmission invisibles font du décompte un plancher, pas une mesure exhaustive.
Le rapport de situation N°068 de l’INSP, arrêté au 21 juillet, fait franchir à l’épidémie d’Ebola le cap des 1 000 morts : 1 033 décès pour 2 536 cas confirmés, létalité 40,7 %. L’Ituri concentre 88,6 % des cas.