Politique « Contrairement à nos détracteurs, le régime spécial ne viole pas la Constitution », réagit l’UDPS
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« Contrairement à nos détracteurs, le régime spécial ne viole pas la Constitution », réagit l’UDPS

"Un régime spécial doit être mis en place dès le 20 décembre pour conduire le pays", telle est la proposition du Rassemblement à l'issu d'un conclave organisé le 04 octobre dernier à Kinshasa. La Société civile, la Majorité Présidentielle et même le MLC fustigent cette idée.

« Contrairement à nos détracteurs, le régime spécial ne viole pas la Constitution », réagit l’UDPS
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 11 OCTOBRE 2016 - 17:48 WAT · 3 min de lecture

A l’issue du deuxième conclave de la coalition des opposants du Rassemblement dirigée par Etienne Tshisekedi, il a été proposé un « régime spécial » pour « conduire à l’organisation des élections le plus tôt possible« . Les opposants congolais qui soutiennent également Moïse Katumbi refusent que le président Kabila ne reste au pouvoir au delà de son mandat, telle que le stipule la Constitution du pays, alors que, de l’autre côté, aucune disposition constitutionnelle ne fait état de ce « régime spécial« .

Dans une interview exclusive sur Politico.cd, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba, par la bouche de sa Secrétaire général Ève Bazaiba annonce que le regroupement politique que dirige Étienne Tshisekedi ne bénéficiera « plus du soutien de son parti politique s’il s’écartait du respect intégral de la constitution » dans la crise actuelle que traverse la RDC.

« Nous osons croire que seule la tenue des élections dans le délai decrisperait la tension » a-t-elle martelé.

Le 06 octobre dernier, l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ADASHO) a également rejeté la proposition du Rassemblement qui demande un « régime spécial dès le 20 décembre 2016 », date à laquelle expire le deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila, selon la Constitution.

Pour cette association, membre de la Société civile en République démocratique du Congo, si le Président Joseph Kabila ne doit pas violer la Constitution, l’opposition congolais non plus de doit le faire.

« Si nous n’acceptons pas que la Majorité Présidentielle viole la Constitution de la République, nous n’allons pas accepter les actes de l’opposition qui violeraient cette constitution« , a déclaré Jean-Claude Katende, le président l’ASADHO, joint au téléphone par Politico.cd.

Joint au téléphone par Politico.cd, le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) défend cette proposition, affirmant que celle-ci ne violerait pas la Constitution.

« Contrairement à nos détracteurs qui pensent que nous sommes sur le chemin de la violation de la constitution, loin de là. Nous avons estimé que c’est Monsieur Kabila [Président] qui nous a mis dans cette situation.  C’est lui qui est responsable de la situation de haute trahison avec la non-organisation des élections, il est hors de question qu’on lui accorde un bonus« , fait savoir M. Kabund.

Pour lui, il est « hors de question » de laisser le président Joseph Kabila à la tête du pays après le 19 décembre 2016.

« On ne gratifiera pas des bandits, des gens qui ont tout mis en oeuvre pou violer note Constitution, des qui ont massacré le peuple« , réagit le Secrétaire général du parti d’Etienne Tshiskedi, faisant allusion à la Majorité Présidentielle et au président Kabila. Il appel par ailleurs à un « Dialogue inclusif » pour « planifier la mise en oeuvre d’une solution« .

Les explications de Jean-Marc Kabund en intégralité. 

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B
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