DRC Mining Week : l’UE et la RDC actent deux avancées majeures pour le développement du secteur minier
Visite de la délégation européenne sur un site minier à Lubumbashi. 2025
© Presse UE
AFP
À l’issue de la DRC Mining Week 2025, tenue à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, du 11 au 14 juin, la République démocratique du Congo et l’Union européenne ont entériné deux avancées majeures en faveur du développement du secteur minier congolais.
La première porte sur le financement d’un projet structurant d’exploitation responsable du cobalt, baptisé « Cobalt for Development – Le cobalt pour le développement ». Selon un communiqué de presse de la délégation européenne publié ce jeudi 19 juin, le projet sera mis en œuvre par la Coopération allemande (GIZ) côté européen, et par l’Entreprise générale du Cobalt (EGC) côté congolais.
La deuxième avancée concerne la préparation d’un projet visant à moderniser le Service géologique national du Congo, rattaché au ministère des Mines. Dénommé « Panafgeo+ », ce programme prévoit la digitalisation des données géologiques. Il sera mis en œuvre par l’Union européenne, en partenariat avec le Bureau français de recherches géologiques et minières (BRGM) et le Musée royal de l’Afrique centrale.
Ces deux engagements ont été annoncés lors d’un déjeuner d’affaires tenu le 12 juin. Ils visent à renforcer la transformation locale des ressources et à consolider un partenariat équilibré entre l’UE et la RDC.
La Banque européenne d’investissement (BEI) y a présenté sa stratégie sur les matières premières critiques, exprimant sa volonté de soutenir les entreprises engagées dans le développement de chaînes de valeur locales. La European Battery Alliance a, pour sa part, mis en lumière les enjeux du marché du cobalt en Europe et souligné l’importance stratégique de la RDC dans la transition énergétique mondiale.
L’ensemble de cette collaboration s’inscrit dans une stratégie globale fondée sur trois axes prioritaires, notamment la lutte contre le travail des enfants dans l’artisanat minier, le renforcement de l’autonomisation économique des femmes et la promotion d’une gouvernance plus inclusive du secteur extractif congolais.
F. ISSA