Ebola en RDC : 4 945 cas confirmés et 2 325 décès au 15 août, Bunia concentre 41 des 101 nouvelles contaminations
Le rapport de situation N°093 du Centre d'opérations d'urgence de santé publique, arrêté au 15 août et mis en ligne le 16, enregistre 101 nouveaux cas confirmés et 53 décès en vingt-quatre heures. Le cumul atteint 4 945 cas et 2 325 décès. La zone de santé de Bunia concentre 41 des 89 confirmations de l'Ituri.
Ebola en RDC : 4 945 cas confirmés et 2 325 décès au 15 août, Bunia concentre 41 des 101 nouvelles contaminations
AFP
Le Centre d’opérations d’urgence de santé publique (COUSP) a enregistré 101 nouveaux cas confirmés d’Ebola et 53 décès en vingt-quatre heures, à la date du 15 août. Son rapport de situation N°093, mis en ligne le 16 août par l’Institut national de santé publique, porte le cumul de l’épidémie à 4 945 cas confirmés et 2 325 décès, soit une létalité de 47,0 %.
Ces confirmations se répartissent entre l’Ituri (89), le Nord-Kivu (8), le Haut-Uélé (3) et la Tshopo (1). Sur les 53 décès, 33 sont survenus dans la communauté et 20 en centre de traitement. Trente-quatre patients, tous en Ituri, ont été déclarés guéris, portant le cumul à 1 040. Le rapport dénombre 730 patients en isolement et présente ses données comme provisoires. Aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée depuis la veille : 55 sur 151, dans six provinces.
Le cumul progresse toutefois de 102 cas. Le COUSP explique l’écart : « Un cas de Makiso (Tshopo), enregistré le 14 août, avait été oublié dans le cumul du SitRep 092. »
À Bunia, 41 confirmations en vingt-quatre heures
L’Ituri totalise 4 194 cas et 1 838 décès, pour une létalité de 43,8 %. La zone de santé de Bunia y concentre 41 des 89 confirmations du jour, soit 41 des 101 confirmations du pays, avec 14 décès communautaires, et cumule 1 157 cas et 352 décès. Suivent Mangala (15 nouveaux cas), Rwampara (11) et Nizi (10).
Au Nord-Kivu, où la létalité atteint 70,0 % pour 596 cas et 417 décès, les huit confirmations viennent de Katwa (5), Beni, Butembo et Musienene. Les trois cas du Haut-Uélé proviennent tous d’Isiro, alors que Wamba, qui portait les douze confirmations de la veille, n’en rapporte aucune.
Vingt et un rings de décontamination ouverts sur 171 en Ituri
Le COUSP relève une ouverture limitée des rings de décontamination et de mesures barrières, 21 sur 171 en Ituri, et une décontamination incomplète, 70 sites sur 171, qu’il attribue à la grève des décontaminateurs, à l’insécurité, aux refus et aux adresses non retrouvées. Dans la même province, des prestataires de santé ont, de leur côté, cessé le travail depuis le 12 août aux centres de traitement de Nizi et de Kasenyi, pour réclamer plusieurs mois d’arriérés de primes.
« La riposte, telle qu’elle est organisée, ne rassure toujours pas. Il y a aussi grève aujourd’hui à Nizi. Je rejette la responsabilité à l’État », a déclaré le 14 août à Radio Okapi Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile de l’Ituri.
En Ituri, sept centres de traitement sont saturés, dont ceux de Bambu, Fataki et Nizi pour les confirmés. Au Nord-Kivu, l’occupation des lits pour suspects atteint 100 %.
Sur la surveillance, le COUSP écrit que « la proportion des contacts suivis au cours des dernières 24 heures remonte à 85,3 % (20 791 vus sur 24 383 à suivre), au-dessus du seuil de 85 % ». La base de contacts à suivre passe de 16 802 la veille à 24 383. Le Haut-Uélé n’en suit que 61,8 %, sur des données non consolidées.
La riposte se conduit toujours sans vaccin homologué contre la souche Bundibugyo ni traitement spécifique, l’Ervebo ne ciblant que la souche Zaïre. À Kisangani, 20 contacts à haut risque sont pris en charge, dont 11 sous traitement expérimental. L’OMS a fixé le 12 août un objectif de 3 000 lits en douze semaines. À Bunia, un notable de l’Ituri dénonçait encore le 16 août, auprès de Radio Okapi, les effets économiques de la suspension des vols commerciaux.
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