Le rapport n°079 désigne Mangala comme la zone la plus en difficulté d'Ituri pour le suivi des contacts : 493 personnes vues sur 1 565 listées, soit 31,5 %. La province est à 83,4 %, le pays à 80,1 %, le seuil opérationnel à 95 %.
Un mois après le lancement à Bunia des deux essais cliniques menés en Ituri contre la souche Bundibugyo, le pilier recherche du rapport n°079 fait état de 22 participants inclus et suivis. Les équipes préparent l'ouverture à Nizi. La souche Bundibugyo ne dispose d'aucun vaccin ni d'aucun traitement homologué.
Le rapport de situation n°079 de l’Institut national de santé publique, publié le 2 août, porte le bilan de la 17e épidémie à 3 748 cas confirmés et 1 657 décès, pour une létalité officielle provisoire de 44,2 %. L’Ituri concentre 87,5 % des cas confirmés. Au Nord-Kivu, les refus opposés aux équipes se multiplient.
Le pilier continuité des services essentiels chiffre la gratuité des soins en Ituri à un besoin mensuel de 2,2 à 4 millions de dollars pour 163 établissements. La directive interdisant tout paiement et la contractualisation restent à réaliser.
Le rapport n°078 du COUSP porte à 141 le nombre d'agents de première ligne confirmés en Ituri, pour 41 décès. L'écart avec la veille tient à la seule ligne de Mongbwalu, recalculée, et trois soignants restent sans statut renseigné.
500 à 1 000 francs à chaque barrière, parfois tous les cinq kilomètres : le gouverneur militaire de l'Ituri a ordonné le démantèlement des points de contrôle illégaux après une journée ville morte à Mahagi. Les usagers attendent de voir.
Une délégation ougandaise conduite par le ministre de la Santé Chris Baryomunsi a accompagné l'arrivée de 48 médecins à Bunia, épicentre de la 17e épidémie d'Ebola.
Face à une défiance qui a coûté un centre de traitement incendié et deux morts, la riposte a touché plus de 260 000 personnes en Ituri par des dialogues communautaires et l'appui des leaders locaux.
22 centres, quelque 650 lits, presque tous pleins. En Ituri, la riposte contre Ebola se heurte à un mur, celui de la capacité hospitalière, aggravé par les attaques contre les centres.
Laboratoires rapprochés, enterrements sécurisés, premiers guéris : en Ituri, la riposte contre Ebola se joue dans la logistique, entre progrès réels et défiance des populations.