Cahiers imprimés toutes les quatre semaines et émissions de radio communautaire dans dix-huit entités à haut risque. Douze jours avant la rentrée, deux découpages différents les désignent et la liste n'est pas publiée.
Pour la Journée mondiale de l'aide humanitaire du 19 août, OCHA RDC a tenu ses activités à l'UNIKIN, en Ituri, à l'ISIG et à l'UNIGOM. Un mot revient dans les quatre rendez-vous : désinformation.
L'OMS acte que l'épidémie de maladie à virus Bundibugyo est la plus importante flambée d'Ebola jamais enregistrée en RDC, toutes espèces confondues. 4 566 cas confirmés et 2 128 décès au 13 août, contre 3 470 cas en vingt-trois mois en 2018-2020.
Quinze ans de travaux forcés requis le 19 août devant la Cour de cassation. Constant Mutamba a quitté la salle le 27 juillet et n'a plus reparu, son coprévenu l'a mis en cause, et le fonds réclame 5 millions de dommages.
Le bulletin de l’INSP publié le 19 août porte le bilan à 5 208 cas confirmés et 2 476 décès au 18 août, pour une létalité de 47,5 %, dans six provinces et 56 zones de santé. La RDC a engagé une vaccination avec l’Ervebo, préqualifié contre la seule souche Zaïre : 2 000 doses sont disponibles en Tshopo, 500 000 ont été demandées.
Le virus Bundibugyo a tué 31 % des malades en 2007 et 34 % en 2012. Il en tue 47 % en Ituri. L'écart ne vient pas de la souche mais de l'absence de contre-mesures homologuées et de six semaines de grèves.
La mortalité maternelle a doublé en Ituri depuis le 25 mai. Plus de six femmes y meurent chaque semaine de complications d'accouchement, sans avoir contracté le virus. L'appel des Nations unies pour la santé reproductive dans les zones touchées est financé à moins de 10 %.
Le Comité d’urgence de l’OMS a recommandé le 18 août le maintien de l’urgence de santé publique de portée internationale déclarée le 17 mai. La veille, avec 2 325 décès pour 4 945 cas confirmés arrêtés au 15 août, l’épidémie était devenue la plus meurtrière de l’histoire de la RDC, devant celle de 2018-2020.
Une équipe de riposte a été attaquée le 17 août à Kandoy, en territoire d’Aru. À Butembo, quatre structures sanitaires ont été incendiées et plus de sept tentatives déjouées au 12 août. Depuis mai, treize incidents visant la riposte ont été rapportés en Ituri et au Nord-Kivu, sans qu’aucun auteur soit identifié.
Au moins quatre incendies ont ravagé des habitations et un commerce à Bunia en deux semaines. La ville, qui compte une cinquantaine de stations-service, dispose d’un seul véhicule anti-incendie opérationnel, acquis par des opérateurs économiques.