Ebola en RDC : 6 100 cas confirmés et 2 950 décès au 30 août
Le rapport de situation n°108 du COUSP, arrêté au 30 août et mis en ligne le 31, porte le bilan à 6 100 cas confirmés et 2 950 décès. Le suivi des contacts remonte à 86,3 %.

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Le rapport de situation n°108 du COUSP, arrêté au 30 août et mis en ligne le 31, porte le bilan à 6 100 cas confirmés et 2 950 décès. Le suivi des contacts remonte à 86,3 %.

Le rapport de situation n°102 de l'Institut national de santé publique, publié le 25 août, porte le bilan de la 17e épidémie à 5 656 cas confirmés et 2 715 décès au 24 août, soit une létalité de 48,0 %. Ganga, au Bas-Uélé, devient la 58e zone de santé touchée.

Le bulletin de l’INSP arrêté au 23 août et mis en ligne le 25 recense 5 584 cas confirmés et 2 680 décès confirmés, pour une létalité provisoire de 48,0 %. Soixante-dix nouveaux cas en vingt-quatre heures, dont 48 en Ituri.

Cent jours après la déclaration de l'épidémie, l'OMS recense plus de 5 200 cas et parle de la progression la plus rapide jamais observée en RDC. L'Ituri concentre 85 % des cas et 79 % des décès, et six décès sur dix surviennent hors des hôpitaux.

L'OMS acte que l'épidémie de maladie à virus Bundibugyo est la plus importante flambée d'Ebola jamais enregistrée en RDC, toutes espèces confondues. 4 566 cas confirmés et 2 128 décès au 13 août, contre 3 470 cas en vingt-trois mois en 2018-2020.

Le bulletin de l’INSP publié le 19 août porte le bilan à 5 208 cas confirmés et 2 476 décès au 18 août, pour une létalité de 47,5 %, dans six provinces et 56 zones de santé. La RDC a engagé une vaccination avec l’Ervebo, préqualifié contre la seule souche Zaïre : 2 000 doses sont disponibles en Tshopo, 500 000 ont été demandées.

Le virus Bundibugyo a tué 31 % des malades en 2007 et 34 % en 2012. Il en tue 47 % en Ituri. L'écart ne vient pas de la souche mais de l'absence de contre-mesures homologuées et de six semaines de grèves.

Le Comité d’urgence de l’OMS a recommandé le 18 août le maintien de l’urgence de santé publique de portée internationale déclarée le 17 mai. La veille, avec 2 325 décès pour 4 945 cas confirmés arrêtés au 15 août, l’épidémie était devenue la plus meurtrière de l’histoire de la RDC, devant celle de 2018-2020.

Le rapport quotidien du Centre d'opérations d'urgence de santé publique arrêté au 15 août porte, à sa page 6, un chiffre qui ne relève ni du laboratoire ni du traitement.

Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a annoncé le 18 août plus de 5 000 cas confirmés et environ 2 370 décès en trois mois. Ces chiffres ne sont pas consolidés : le dernier bilan arrêté reste celui du SitRep N°093, 4 945 cas et 2 325 décès au 15 août. L’OMS, réunie en comité d’urgence, juge le risque de propagation « très élevé » en RDC.
