Société Maï-Ndombe : les enseignants d’Inongo menacent de ne pas faire la rentrée pour deux mois d’arriérés
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Maï-Ndombe : les enseignants d’Inongo menacent de ne pas faire la rentrée pour deux mois d’arriérés

À Inongo, les enseignants réclament deux mois d'arriérés, décembre 2025 et janvier 2026, et annoncent une grève sèche dès la rentrée du 2 septembre.

Élèves et enseignante dans une salle de classe en RDC

Une salle de classe en RDC. Photo du ministère de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 27 AOÛT 2026 - 10:48 WAT · 2 min de lecture

Les enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1 ont manifesté le mardi 25 août 2026 à Inongo pour réclamer le paiement de deux mois d’arriérés de salaires, correspondant à décembre 2025 et janvier 2026. Ils annoncent une grève sèche dès la rentrée scolaire, fixée au 2 septembre, si rien ne bouge d’ici là.

L’Intersyndicale a posé son ultimatum sans détour. « Face à cette situation, l’Intersyndicale décide une grève sèche dès la rentrée scolaire 2026-2027 en cas de non-satisfaction de la présente revendication », a déclaré son président, Gédéon Mfuba Bompagne, cité par Radio Okapi.

L’Intersyndicale ajoute deux revendications aux arriérés : l’amélioration des conditions de travail et l’intervention des autorités nationales pour régulariser la situation salariale des enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1, dont le préavis court jusqu’au 2 septembre 2026.

Huit jours avant la rentrée

Le calendrier place le mouvement en position de force. Il reste huit jours entre la manifestation du 25 août et la rentrée du 2 septembre 2026, et les salaires réclamés remontent à décembre 2025 et janvier 2026, soit sept et huit mois de retard.

Le préavis tombe pendant que le Gouvernement central et les provinces se réunissaient à Kinshasa, les 26 et 27 août, pour la Conférence des ministres provinciaux de l’Éducation. La ministre d’État, Raïssa Malu Dinanga, y a fixé le critère auquel elle veut que l’on juge son action : « Les réformes doivent commencer à se voir dans les écoles et à entrer dans les classes. » Elle y a aussi cité la mécanisation, la paie et l’assainissement du fichier parmi les chantiers nationaux poursuivis pour les enseignants.

Le nombre d’enseignants et d’écoles concernés dans la province éducationnelle Maï-Ndombe 1 n’a pas été communiqué. Ni le Service de contrôle et de la paie des enseignants, ni la direction provinciale de la paie n’ont répondu publiquement au préavis du 25 août.

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