Politique Rapport de l’ONU sur la balkanisation de la RDC : «Les faux libérateurs devront être jugés pour leurs crimes», déclare Georges Kapiamba
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Rapport de l’ONU sur la balkanisation de la RDC : «Les faux libérateurs devront être jugés pour leurs crimes», déclare Georges Kapiamba

Georges Kapiamba, président de l'association congolaise pour l'accès à la justice. Ph. Droits tiers.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 3 JUILLET 2025 - 11:51 WAT · 2 min de lecture

Le dernier rapport des experts des Nations Unies sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo continue de faire des vagues. Relayé par l’agence Reuters, ce document révèle un plan concerté de balkanisation de certaines provinces congolaises, notamment celles frontalières avec le Rwanda, alimentant une indignation croissante à travers le pays.

Parmi les premières voix à réagir, celle de Georges Kapiamba, président de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), se veut catégorique. Pour lui, ce rapport vient lever le voile sur la véritable nature des groupes armés qui sévissent dans la région, en particulier le tandem AFC/M23, qui s’autoproclame à tort «libérateur».

«Le dernier rapport des experts des Nations Unies établit clairement que les rebelles de l’AFC/M23 et leurs soutiens sont les bras armés d’un processus de balkanisation de la RDC. Les masques de ces faux libérateurs tombent un à un. Ils devront répondre de leurs crimes devant la justice», a-t-il déclaré dans un message publié jeudi 3 juillet sur son compte X (anciennement Twitter).

Selon le rapport onusien, le Rwanda continue de fournir un appui militaire et logistique aux rebelles du M23, dans le but manifeste d’annexer une partie du territoire congolais. Ces accusations renforcent la position défendue de longue date par les autorités congolaises, qui dénoncent une agression déguisée sous couvert de rébellion locale.

Malgré la gravité des révélations contenues dans ce rapport, le gouvernement congolais n’a pas encore émis de réaction officielle. Mais dans l’opinion publique, l’indignation est palpable, tant sur le plan national qu’international, où les appels à des sanctions fermes et à des poursuites judiciaires contre les responsables des crimes perpétrés dans l’Est du pays se multiplient.

Ce rapport pourrait constituer une pièce maîtresse dans les efforts de documentation et de poursuite des crimes commis dans les territoires occupés par les rebelles. Pour des acteurs de la société civile comme Georges Kapiamba, il est désormais impératif que la justice internationale se saisisse de ces éléments et que les auteurs de violences — quel que soit leur rang ou leur prétendue mission de «libération» — soient traduits devant les tribunaux compétents.

Bernard Mpoyi

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