RDC : l’Assemblée nationale déclare recevable le projet de budget 2024
RDC : l’Assemblée nationale déclare recevable le projet de budget 2024
AFP
La Chambre basse du Parlement de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré recevable le projet de budget 2024 à l’issue d’un vote majoritaire des représentants du peuple, ce vendredi 29 septembre dans l’enceinte du Palais du peuple à Kinshasa.
Présenté par le Premier ministre et chef du gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde, ce projet de budget devra ensuite être envoyé à la Commission économique et financière de l’Assemblée nationale pour amendements et toilettage conformément aux recommandations des élus nationaux.
Le projet de Loi de Finances de l’exercice 2024, soumis à l’examen et au vote de la représentation nationale, contient un budget présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, à hauteur de 40.464 milliards de FC, soit un accroissement de 24,7% par rapport au budget de l’exercice 2023, chiffré à 32.457 milliards de FC.
Le budget général se fixe à 36.470 milliards de FC, dégageant un accroissement de 20,4% par rapport à leur niveau de 2023 chiffré à 30.300 milliards de FC ; les budgets annexes remontent à 705 milliards de FC, représentant un accroissement de 30,2% par rapport à leur niveau de la Loi de finances 2023 chiffré à 542 milliards de FC ; et les comptes spéciaux sont de 3.289 milliards de FC, soit un taux d’accroissement de 103,6% par rapport à leur niveau du budget 2023 chiffré à 1.615 milliards de FC.
D’après le Premier ministre, les recettes du budget général 2024 comprennent les recettes internes de 24.550 milliards de FC, soit 67,3% du budget général, et les recettes extérieures de 11.920 milliards de FC, représentant 32,7%. Ces recettes internes sont constituées de recettes courantes qui se situent à 23.668 milliards de FC et de recettes exceptionnelles chiffrées à 881 milliards de FC au titre d’obligations du Trésor.
Pour Sama Lukonde, les efforts de mobilisation des ressources consisteront essentiellement à élargir l’assiette fiscale, la fiscalisation du secteur informel, la promotion du civisme fiscal, la lutte contre la corruption et le coulage des recettes publiques ainsi que la poursuite des réformes fiscales et douanières amorcées ces dernières années dans le but de relever encore la pression fiscale.
Ce nouveau projet de budget est porteur d’innovations. À en croire son présentateur, parmi ces innovations figure notamment l’instauration du Budget-programme pour sept ministères pilotes, assorti des projets annuels de performance. Les ministères de la Santé publique, de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, des Travaux publics et Infrastructures, de l’Agriculture, de Pêche et élevage, du Développement rural ainsi que celui de la Défense nationale sont spécifiquement concernés.
Odon Bakumba

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