Diplomatie Retrait des troupes rwandaises : Kigali pose ses conditions, Washington fixe la mi-juillet

Retrait des troupes rwandaises : Kigali pose ses conditions, Washington fixe la mi-juillet

Le retrait des troupes rwandaises de l'est de la RDC se joue entre deux calendriers qui ne se rejoignent pas. D'un côté, Washington fixe une échéance : la mi-juillet. De l'autre, Kigali pose une condition préalable qu'aucun délai ne desserre : la neutralisation des FDLR. Un an après l'accord de paix de juin 2025, la question du départ des soldats rwandais reste le nœud le plus serré du dossier.

Signature de la déclaration de principe par les MAE congolais et rwandais à Washington
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 2 JUILLET 2026 - 09:04 WAT · 2 min de lecture

Le retrait des troupes rwandaises de l’est de la RDC se joue entre deux calendriers qui ne se rejoignent pas. D’un côté, Washington fixe une échéance : la mi-juillet. De l’autre, Kigali pose une condition préalable qu’aucun délai ne desserre : la neutralisation des FDLR. Un an après l’accord de paix de juin 2025, la question du départ des soldats rwandais reste le nœud le plus serré du dossier.

La position rwandaise n’a pas bougé. « Pas de retrait sans neutralisation définitive des FDLR », a posé Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, devant le corps diplomatique. Kigali affirme maintenir ses mesures de défense le long de la frontière tant que la menace de cette milice, qu’il accuse de bénéficier d’un soutien de Kinshasa, n’est pas éliminée. La condition est présentée comme non négociable. Elle conditionne tout le reste.

Un bras de fer aux dépens des civils

Face à cette ligne, les États-Unis mettent la pression et donnent une date. « Les choses avancent, pas assez vite, certes, mais nous espérons que le retrait des troupes rwandaises de la région sera effectif d’ici le milieu du mois prochain », a déclaré Marco Rubio, secrétaire d’État américain. L’ultimatum est public. Il s’accompagne d’une menace de sanctions supplémentaires, alors que Washington a déjà frappé pour des violations antérieures de l’accord de juin 2025.

Entre la condition et l’échéance, l’écart reste entier. Kinshasa réclame un départ effectif et vérifiable. Kigali le subordonne aux FDLR. Washington pousse au calendrier. Pendant que les capitales s’observent, les combats se poursuivent sur le terrain et la population de l’Est paie l’attente. Un délai fixé n’est pas un retrait constaté. La mi-juillet dira si la pression américaine suffit à faire bouger une ligne que Kigali présente, pour l’heure, comme un principe.

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