Le Groupe de contact international a demandé le 13 août un plan et un calendrier pour neutraliser les FDLR. Ce plan était présenté à Genève les 12 et 13 août, devant le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité.
Onze membres du Groupe de contact international exhortent Kinshasa à produire un plan opérationnel et un calendrier réaliste. Le concept d’opérations qu’ils citent porte, dans l’accord de Washington, le désengagement des forces rwandaises dans la même phase et à la même échéance.
Floribert Anzuluni assure que les chefs politiques et militaires des FDLR sont engagés dans la démobilisation. Le chronogramme, le budget et le pays d'accueil ne sont pas validés.
Kinshasa a produit un protocole signé le 29 juillet, un mandat de vérification le 2 février et 101 combattants rapatriés. Kigali n’a engagé ni désengagement ni levée des mesures défensives.
Kigali a renvoyé le 29 juillet trente-neuf personnes que le programme DDRRR avait rapatriées au Rwanda. La MONUSCO dit n’avoir pris aucune part à ce retour. Ce que le programme prévoit, et ce que ce renvoi place autour du protocole FDLR.
Opération FDLR lancée seule le 30 mars, siège dans le mécanisme de vérification avec l'AFC/M23, engagements réaffirmés à chaque réunion. En face, aucun retrait rwandais constaté au 15 juillet, et un accord qui ne prévoit aucune sanction automatique.
Kinshasa annonce un cantonnement des FDLR. Le CONOPS annexé à l'accord de Washington ne le prévoit pas, désigne un vérificateur que le briefing n'a pas nommé, et fait financer par chaque pays ses propres opérations.
Les 15 et 16 juillet à Genève, la RDC et le Rwanda ont tenu la cinquième réunion du Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire. Le communiqué conjoint annonce que les parties vont « explorer » d'éventuels mécanismes de vérification. Un an après Washington, la vérification reste à explorer.
Washington, Doha, Union africaine : jamais les signatures n'ont été aussi nombreuses. Sur le terrain, les armes n'ont pas cessé de parler. Récit d'une paix que ses propres accords rendent introuvable.
Le retrait des troupes rwandaises de l'est de la RDC se joue entre deux calendriers qui ne se rejoignent pas. D'un côté, Washington fixe une échéance : la mi-juillet. De l'autre, Kigali pose une condition préalable qu'aucun délai ne desserre : la neutralisation des FDLR. Un an après l'accord de paix de juin 2025, la question du départ des soldats rwandais reste le nœud le plus serré du dossier.