Sénat-RDC : Le DG de la Caisse nationale de péréquation a 48 heures pour répondre aux préoccupations des sénateurs
Sénat-RDC : Le DG de la Caisse nationale de péréquation a 48 heures pour répondre aux préoccupations des sénateurs
AFP
Sous la conduite du président du Sénat, l’honorable Jean-Michel Sama Lukonde, la Chambre haute du Parlement a tenu, ce 28 mai, une séance plénière au cours de laquelle une question orale avec débat a été adressée au Directeur général de la Caisse nationale de péréquation (CNP), M. Coco Jacques Mulongo, par le sénateur Lingepo Molonga Michel.
L’objet principal de cette interpellation portait sur la politique de la Caisse nationale de péréquation en matière de solidarité nationale et de réduction des inégalités de développement entre les provinces. À cette question centrale se sont ajoutées cinq autres interrogations spécifiques, portant à six le nombre total de préoccupations soulevées par l’honorable Lingepo.
En réponse, le DG de la CNP a fourni un aperçu général sur le fonctionnement de l’institution ainsi que sur les obstacles rencontrés dans l’exécution de ses missions. Cependant, face à la complexité des enjeux soulevés et pour mieux préparer ses réponses détaillées, M. Mulongo a sollicité un délai supplémentaire de 48 heures. Cette demande a été acceptée par les sénateurs, qui attendent des réponses concrètes lors de sa prochaine intervention.
Une délégation du Parlement européen reçue au Sénat
La séance a également été marquée par la présentation officielle d’une délégation du Parlement européen, conduite par la députée belge Hilde Vautmans. Cette visite fait suite à l’appel lancé par le président Sama Lukonde lors de sa mission diplomatique en mars dernier à Paris et à Bruxelles. L’objectif : approfondir la compréhension de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et renforcer le soutien international à la recherche d’une paix durable.
Lors de son passage en Europe, Sama Lukonde avait notamment dénoncé l’accord entre l’Union européenne et le Rwanda sur l’exploitation des minerais stratégiques, dans un contexte où Kigali est accusé de soutenir des groupes armés à l’Est du Congo. Une prise de position qui s’inscrit dans la diplomatie proactive prônée par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
S’adressant à la presse, Hilde Vautmans a souligné la volonté de sa délégation d’écouter, discuter ouvertement et suivre les résolutions du Parlement européen et de l’ONU, y compris le Rapport Mapping. Elle a également évoqué la nécessité d’appliquer les sanctions de l’UE contre le Rwanda et de suspendre le mémorandum d’entente avec ce pays qu’elle qualifie «d’agresseur et pillard» des ressources congolaises.
«Trente ans de guerre, de viols et d’atrocités, c’est trop. Il est temps d’y mettre fin. L’Europe, et particulièrement la Belgique, veut agir pour instaurer une paix durable en RDC», a-t-elle déclaré avec fermeté.
Cette visite marque une nouvelle étape dans le plaidoyer congolais pour une plus grande implication de la communauté internationale dans la résolution des conflits persistants dans la région des Grands Lacs.