Le 31 juillet, le moratoire du ministre Watum sur l'entrée des Congolais au capital minier expire. Mais la « congolisation » va plus loin : deux lois, un même but, et trois défis de fond (prête-noms, sécurité juridique, capacité de financement). Décryptage.
À partir du 31 juillet 2026, Kinshasa applique une règle du code minier de 2018 restée lettre morte : 10 % du capital des sociétés minières cédés à des Congolais, dont 5 % aux employés. Glencore et Ivanhoe notifiés selon la presse. Ce que dit la mesure, comment elle est financée, et ce qui reste flou.
Le projet de loi créant la première place financière du pays, adopté par l'Assemblée et examiné au Sénat, doit servir à ouvrir le capital des sociétés minières aux Congolais. Un instrument de plus dans la reprise en main d'un secteur qui fait presque toutes les exportations du pays.
Né en République Démocratique du Congo, puis grandi en France, où il a passé ses études, l'entrepreneur Françis Mvemba s'est présenté à la prochaine élection présidentielle. Sa candidature validée par la commission électorale nationale indépendante, cet homme qui s'est décidé d'entrer en politique il y a à peine trois ans pense que seule une rupture du clivage entre l'opposition et la majorité dans la classe politique Congolaise, pourra ramener la RDC sur les rails de l'émergence dans le concert des nations.
Les sociétés minières actives en République démocratique du Congo (RDC) ont mis en place un nouvel organisme, la Mining Promotion Initiative (MPI), pour discuter avec le gouvernement des préoccupations de l'industrie concernant le nouveau code minier et toute autre question la RDC rapporte Mining Weekly.